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jeudi 7 août 2014

Albert à l'ouest






Aperçu de l'histoire. Albert est un éleveur de moutons à part, complètement nul, qui s’interroge beaucoup sur son époque et fait remarquer tout au long du film ô combien il est facile de mourir à cette époque –d’où en VO : A Million Ways to Die in the West. Quand Albert se fait larguer par la belle Louise (Amanda Seyfried), son monde s’effondre. L’arrivée d’Anna (Charlize Theron) va l’aider à changer, et peut-être même à reconquérir la belle. Sauf qu’Anna est la femme du truand Clinch Leatherwood (référence à Clint Eastwood ?!) et qu'on sent les problèmes se pointer.

Délires assurés.

Seth MacFarlane s’est fait connaître grâce à son ourson parlant TED. A deux siècles d’écart, l’acteur-réalisateur-scénariste nous envoie en 1882, dans l’ouest américain pour une comédie/parodie subversive et complètement en accord avec l’univers du personnage MacFarlane.

Explications.
TED ne faisait pas dans la dentelle au niveau de l’humour gras et vulgaire. J’avais oublié ce détail jusqu’aux premières paroles du héros (joué par notre bon vieux Seth) de ce que je peux maintenant appeler « le style MacFarlane ». De quoi faire retomber l’enthousiasme provoqué par le générique qui nous met tout de suite dans l’ambiance Western. Personnellement l’humour bite-pipi-caca, très peu pour moi. Ça ne sert pas l'histoire, et soyons honnête ces blagues ne sont pas drôles du tout. 

Pourtant Albert à l’ouest aurait pu être simplement génial s'il y avait eu moins d'égarements obscènes et inutiles. Des références à gogo (Retour vers le futur, Mila Kunis, Django…), des caméos (Christopher Lloyd, Ewan McGregor, Ryan Reynolds, Jamie Foxx,…), autant de points très positifs qui mettent le film en valeur. Au final j’ai beaucoup aimé l’univers parodique, les références et donc ce style d'humour. Du côté du très bon aussi, il y a Neil Patrick Harris et son personnage de moustachu avec une scène de bal pourquoi pas legen-wait for it-dary. En fait tout le casting est très bon et les personnages hauts en couleurs. Alors au final on oublie assez vite les petits défauts cités plus haut. Enjoy.




mercredi 6 août 2014

New York Melody




New York Melody s’inscrit dans la lignée des feel-good movies tels que Little Miss Sunshine ou Juno . Il a été annoncé comme favori de l’été 2014 et martelé par les médias. Et pour cause. Un nouveau bol d’air frais ciné au milieu des blockbusters de l’été dont la musique folk ne peut que séduire. La BO, vite !!

Gretta quitte sa super star de boyfriend (Adam Levine de Maroon 5, bon choix), chante un soir dans un bar et se fait repérer par un producteur complètement largué qui veut la « signer » dans une scène d'ailleurs originale et qui transporte dans la musique et l’atmosphère du film. Elle se laisse finalement assez facilement séduire par le projet : elle a besoin de changement et lui de se ressaisir. Cette rencontre musicale va les remettre à flot.

L’idée du duo : faire un album dans la rue. Chaque chanson dans un lieu différent. Ce cadre urbain, cette aventure touchante et musicale fait du bien. Estampillé « comédie romantique »… par contre on repassera. Ce n’est pas Serendipity (Un Amour à New York avec Kate Beckinsale et John Cusack) non plus. Plutôt une comédie dramatique sur des personnes ayant le besoin de se retrouver et d’avancer – d’où le titre original : Begin Again

Donc pour résumer, que du positif : bonne musique, bon scénario, bonne réalisation, de bons acteurs, une bonne histoire. En bref un film qui vaut le détour par sa simplicité et son efficacité. Un coup de cœur.

samedi 31 mai 2014

The Homesman



Attention aux labels. Quand on voit l'affiche et l'époque de The Homesman, on se dit qu'un bon western classique nous attend. Or, il n'en est rien. Si ce film a l'aspect du western, que ceux qui recherchent seulement des cowboys, des indiens et des duels au revolver passent leur chemin. Dans un autre style on est également bien loin de La Petite maison dans la prairie. The Homesman est un drame bouleversant sur la solitude, la détresse et ses conséquences.

Dans un Nebraska glacial et désertique, Mary Bee Cuddy (Hillary Swank) est une pionnière, solitaire malgré elle, au caractère dur qui s'occupe seule de sa ferme. Prenant des responsabilités à la place des hommes de la ville, elle se dévoue pour mener une expédition en Iowa afin d' y ramener trois femmes de la région qui sont devenues folles. D'abord seule à accomplir cette tâche, elle tombe sur George Briggs (si c'est bien son nom après tout) : un vieillard égoïste et pragmatique qu'elle sauvera d'une pendaison imminente sous réserve qu'il l'accompagne jusqu'en Iowa. Ce qu'il fera. Bah oui, c'est le sujet du film quand même.

Le périple est entrecoupé de scènes montrant la folie de ces trois femmes. Pourtant où tout le monde parle de folie je vois plutôt du désespoir de ces femmes qui succombent à la dureté de l'ouest des pionniers. Une ne se remet pas de la perte de ses enfants malades, l'autre est maltraitée par son mari et la dernière perd pied face aux difficultés de la ferme. Ces images sont fortes, souvent violentes pour les plus sensibles.

Sous son aspect de femme forte, Cuddy dévoile sa propre folie, son propre désespoir. Elle inspire plutôt de la pitié et son destin ne laisse pas de glace. Briggs quant à lui représente la pierre angulaire de cette compagnie, bientôt indispensable à son équilibre. Lui aussi sera changé au contact de ces femmes puisque maintenant $300 l'obligent à rester auprès d'elles.


Tommy Lee Jones n'est pas à son premier essai derrière la caméra. A travers ses plans de paysages désertiques, ou de symétries et angles marqués au début du film, il insiste sur la dureté de l'époque, il renforce les thèmes du film et le caractère des personnages. Notamment les premières minutes pour l'introduction de Miss Cuddy qui marquent sa rigidité. Autant de procédés techniques qui peuvent passer inaperçus mais qui, malgré nous, influencent notre ressenti. Encensé à Cannes. J'approuve à 100%.

Pour répondre à certaines "critiques" vues sur le net, je répondrai que ces folles ne sont pas hors sujet : c'est simplement l'histoire. The Homesman ferait justement un très bon livre, la preuve c'en est un. Désolée qu'il n'y ait pas une bagarre toutes les 10 minutes ou des soldats voulant tuer des Indiens. Ce n'est pas parce qu'une histoire se déroule au far-west que c'est forcément un remake d'un John Wayne

vendredi 9 mai 2014

Last Days of Summer




Après les excellents Thank You For Smoking et Juno, Jason Reitman s’essaie à un nouveau style. Last Days of Summer  (Labor Day en VO…no comment…) est un drame aux allures de romance et de thriller - oui, tout ça à la fois – qui pour moi est une réelle réussite. J’annonce la couleur tout de suite : j’ai été emballée par ce film. Nul besoin de crier au génie pour apprécier une histoire qui est bien menée et très bien jouée (encore une fois Kate Winslet ne déçoit pas). Que demander de plus quand on se rend dans une salle obscure que simplement nous éloigner du quotidien et faire travailler nos émotions.

Le film commence par la voix de Tobey Maguire qui nous relate un épisode marquant de son adolescence. C’est donc d’une part du point de vue du garçon, Henry, que tout se passe. Le d’autre part viendra un peu plus loin. Henry vit seul avec et s’occupe de sa mère Adèle (Kate Winslet), devenue dépressive et qui ne sort pratiquement plus de chez elle.

Lors d’une rare sortie au supermarché, Henry tombe nez à nez avec Frank (Josh Brolin), un détenu, condamné pour meurtre, fraîchement évadé et blessé. Se sentant tout de même quelque peu sous la contrainte, Adèle et Henry le ramènent à leur domicile pour « se reposer avant de continuer son chemin ».

Là arrive la particularité de l’histoire : Frank n’est pas violent, il ne terrorise pas Adèle et son fils mais fait la cuisine, répare tout ce qu’il peut, comme si de rien n’était, sans rien demander. Les rôles sont comme inversés, le détenu vient en quelque sorte libérer Adèle de sa dépression et Henry de son rôle de soutien à sa mère. L’effet de surprise dissipé, cette attitude change complètement l’état d’esprit de la famille car Frank  endosse les figures de père et de mari. Où est l’embrouille ? Rien à l’horizon pour cette famille perdue qui cherche un nouveau souffle, excepté des flashbacks sur les causes de l’incarcération de Frank (voilà le d’autre part). C’est là que pour moi la tendance thriller s’est accentuée parce qu’on en apprend plus sur son caractère et j’attendais donc un gros twist qui chamboulerait l’harmonie mise en place et…vous verrez par vous-même ce qu’il en est.

L’atmosphère du film est tout de même tendue, la mère et le fils ont d’abord peur de ce qui va leur arriver. Ensuite, quand les liens se créent, cela évolue. Maintenant la crainte est qu’ils soient découverts par la police ou les voisins car les gros moyens sont déployés pour retrouver le fugitif. Tendue aussi car les gestes, les regards, les attentions dépassent les mots. Les sens se réveillent, et s’éveillent, sous la chaleur de ce weekend de fête nationale, mais à chaque fois sans vulgarité.


Je me rends compte comme il m’est difficile de parler de ce film dont l’ambiance peut paraître stéréotypée, voire ridicule pour certains parce que peut être peu réaliste, mais tellement envoûtant pour moi. Envoûtant peut être également de par le rythme qui est somme toute assez lent – chaleur accablante, tensions, volonté de se cramponner à l’instant présent par peur de la fin de ces moments de bien-être - mais sans longueurs. 

jeudi 1 mai 2014

Une Promesse



Patrice Leconte a une filmographie plutôt variée, passer des Bronzés(entre autres) à Une Promesse n'est pas une mince affaire. Un drame fanco-belge réalisé par un français, tourné en anglais avec des acteurs britanniques et dont l'histoire se situe en Allemagne, d'après la nouvelle « Le voyage dans le passé » de l'autrichien Stefan Zweig, il y a de quoi y perdre son latin.

Le trio de chic et choc de ce semi huis-clos se compose de l'immense Alan Rickman, de la douce Rebecca Hall et de Richard « Robb Stark » Madden. Ce dernier a abandonné la barbe pour ce rôle de jeune diplômé qui, en 1912, va intégrer l'entreprise de Herr Hoffmeister (Rickman) et faire tellement bonne impression qu'il va rapidement être promu secrétaire particulier du big boss et emménager chez lui. Outre l'ascension professionnelle, le jeunot va surtout pouvoir lorgner sur Frau Hoffmeister (Hall) de plus près, parce qu'il nous fait une petite fixette sur la madame. Puis voilà, le Herr s'en aperçoit à peu près mais ne dit rien et les voit se rapprocher, on se demande même s'il ne joue pas les aveugles. Mais bon, le jeune Zeitz (Madden) est envoyé sur ordre du chef au Mexique pour superviser une nouvelle usine (rien de nouveau, tout est dans la bande-annonce) et là, c'est le drame. La Frau fait alors la fameuse promesse : à son retour deux ans plus tard elle sera à lui. Sauf que la guerre éclate et le délai sera radicalement rallongé.

Les personnages évoluent dans les non-dits, les sentiments se voient mais ne sont pas dans la démonstration. Tout est dans la retenue. Mais décidez-vous! Le film est définitivement très lent ; la beauté des costumes et des décors, ainsi que le charisme de Rebecca Hall ne suffisent pas à faire oublier l'atmosphère à fleur de peau de l'histoire. Eh dire que Leconte était plus « optimiste » que Zweig..ça promet pour l'œuvre originale. Au final, que ceux qui cherchaient une romance enflammée passent leur chemin, les autres vous pouvez aller vous faire votre idée.

jeudi 10 octobre 2013

Le Majordome




Biopic – Etats-Unis : je cours ! C'est en fait un biopic détourné car le protagoniste est (très largement et librement) inspiré de Eugene Allen qui a été majordome à la Maison Blanche pendant 34 ans.

Librement inspiré de faits réels, ce drame historique nous fait découvrir l'histoire des États-Unis sous un autre angle, celui d'un des majordomes de la Maison Blanche, au moment où la lutte contre la ségrégation au XXè siècle. Point de départ les champs de coton du sud d'où est originaire le héros, Cecil Gaines. Encore enfant, il sera formé par la propriétaire de la plantation à être un « nègre de maison », un rôle qui lui plaît. Parti tenté sa chance dans le nord, il rencontre un majordome qui lui apprendra le reste, et surtout ce qu'il faut pour un jour intégrer la « first house » du pays. C'est un coup de chance, pas une ambition, même si l'honneur que lui procure ce poste est indéniable.

Le Majordome retrace la lutte des noirs américains pour l'intégration via Cecil et son fils Louis, qui sera un fervent opposant à la ségrégation. Tandis que Louis sera au cœur de l'action, Cecil suivra de loin les actes de son fils qu'il désapprouve. Cecil est dévoué à la Maison Blanche peu importe le président et est opposé à son fils non sur le fond mais sur la forme de sa prise de position.

Documents historiques se mêlent à la fiction pour un témoignage encore plus poignant. L'émotion véhiculée par le film est sans conteste. La lutte idéologique s'opère à tous les niveaux : familial avec les tensions entre Cecil et son fils, professionnel ou national. On est au cœur des tensions, spectateurs privilégiés de chacune des parties qui ne veulent pas se comprendre (Cecil et son fils). L'originalité du film c'est d'assister à la lutte des afro-américains « de l'intérieur ».

Côté distribution, c'est le défilé des grands, Forest Whitacker en tête avec à ses côtés tant de noms célèbres et talentueux qu'il serait fastidieux et assez inutile de tous les citer. Oprah Winfrey tient un rôle conséquent comme Mme Gaines, c'est le choix que j'apprécie le moins dans la distribution. Atout marketing? Bien mieux que Lincoln, Le Majordome est à surveiller aux Oscars.

jeudi 3 octobre 2013

Ma vie avec Liberace






Soderbergh est un réalisateur éclectique et prolifique. Il fait partie de ces réalisateurs talentueux qui peuvent s'essayer à plusieurs registres différents sans fausse note. Ma vie avec Liberace est le dernier exemple en date après Effets secondaires et Magic Mike. Soderberh a habillé sa caméra d'un filtre très 70s pour nous plonger dans les strass, les teintures dorés et les diamants.

Entrons maintenant dans le vif du sujet. Matt Damon est Scott Thornson, un jeunot que son compagnon d'un soir emmène voir Michael Douglas-Liberace, un pianiste-showman on ne peut plus excentrique à la vie comme à la scène. Après une première rencontre dans les loges, Liberace va rapidement séduire et s'approprier son nouveau « joujou ». Scott et lui vivront une histoire de cinq années, relatée par le film.

C'est Liberace qui décide de tout se transformant bien volontiers en banque sur patte il donne et donne et donne (sic) mais attention au revers de la médaille. Scott est comme prisonnier volontaire du pianiste. Ils ne se quittent pas et Scott devient un peu mascotte en accompagnant son compagnon sur scène par exemple, mais ne vivant pour rien d'autre que la star. Celui-ci ira même jusqu'à obliger Scott à subir de la chirurgie esthétique lourde pour lui ressembler afin d'affirmer une relation ambiguë d'amants/père-fils. Pourtant cette relation restera cachée aux yeux du public jusqu'à la fin. Liberace cacha (on ne sait trop comment) son homosexualité jusqu'à sa mort en 1987. Bientôt les excès auront raison de Scott et les vices de ce mode de vie seront bien ancrés dans son caractère.

Michael Douglas est parfait dans ce rôle de composition. Il porte le strass et la fourrure à merveille. Mention spéciale ensuite à Rob Lowe dans un second rôle. Il campe le chirurgien esthétique qui s'occupera de Liberace et Scott. Il est magistral. Je mets quiconque au défi de ne pas rire à chacune de ses apparitions avec ses traits tellement tirés que les expressions faciales deviennent inexistantes. Scott Bakula est assez drôle aussi version 70s après l'avoir connu pour son rôle dans la série Code Quantum.

Très enthousiaste pour ce film, je me régale du kitsch environnant. L'histoire en elle-même est très entraînante et prenante. Outre le possible voyeurisme du fait de la réalité du sujet, j'ai aimé me retrouver aux premières loges de cette relation vouée à l'autodestruction. Chaque élément est posé, on attend le grain qui fera s'effondrer l'édifice. Ma vie avec Liberace est un mi-biopic, mi-comédie dramatique qui peut ne pas plaire (cf. celui qui m'accompagnait) mais la qualité de ce dernier Soderbergh est indéniable.





samedi 28 septembre 2013

Les Miller, une famille en herbe


La critique éclair




Surprise. C'est souvent quand on s'attend au pire d'une comédie qu'on est satisfait. Les Miller en est un bon exemple.

David Clarke est un dealer trentenaire qui en est toujours au même point depuis le lycée. Le jour où il doit régler une dette auprès de son fournisseur, celui-ci ne lui offre pas d'autre alternative que de faire passer de la drogue du Mexique aux États-Unis. Mission suicide. Mais David a la solution, recruter sa voisine strip-teaseuse Rose, le gamin paumé de l'immeuble Kenny et une gamine SDF Casey. Le but? Faire passer tout ce petit monde pour la famille typique américaine. En effet, la théorie de David c'est que personne n'ira se méfier d'une famille bien sous tout rapport lors de leur passage en camping-car à la frontière. 

Surprise au casting: Tomer Sisley en mafioso mexicain dont rien que l'accent fait rire.

En bonne comédie, rebondissements et gags se succéderont. Et de très bons qui plus est. Du début à la fin c'est une franche rigolade pas si débile que ça. Que dire de plus? Évidemment pour ces films l'essentiel n'est pas d'éblouir par les jeux de lumières ou les paysages mais c'est de nous embarquer dans une aventure drôle qui tient la route. Et pour Les Miller c'est plutôt bien joué.




jeudi 19 septembre 2013

No Pain No Gain





Ces derniers temps Michael Bay nous avait habitué à des films bourrins type Transformers. Avec No Pain No Gain on reste dans le spectacle et le rythme soutenu mais c'est la comédie qui domine. Attention, film tiré d'une histoire vraie; d'où la polémique de traiter sur le ton de l'humour une histoire réel dont les protagonistes sont toujours en vie. Le détail passe inaperçu puisque beaucoup de films s'inspirent d'une histoire vraie. Le film se déroule et on l'oublie. Jusqu'au trois-quart du film où s'opère un arrêt sur image avec la légende « ceci est toujours une histoire vraie » et là on se dit ah ouais c'est vrai..ah quand même! Vous verrez par vous-même. Et forcément après avoir digéré le film on se précipite sur Google pour en savoir plus. Le magazine Première a publié un article qui trie le vrai du faux à cette adresse.

Daniel Lugo est un bodybuilder qui veut gravir l'échelle sociale et vivre le rêve américain façon belles nanas, maisons et voitures de luxe. Impatient et influencé par la philosophie « do-it » de Johnny Wu, ce « do-er » élabore un plan pour s'accaparer la fortune de Victor Pepe Kershaw, un de ses clients au SunGym, salle de sport où il travaille comme coach sportif. Le plan c'est de kidnapper Kershaw, le séquestrer et le torturer pendant un mois le temps qu'il se décide à signer un acte donnant toute sa fortune à Lugo. Pour ce faire, Danny va embarquer deux collègues dont leur musculature est inversement proportionnelle à leur capacité cérébrale. Bref, doués comme ils sont, rien ne se passera comme prévu et situations coquasses se succéderont. Mais le plan aboutira sauf que Kershaw reste en vie et cherche à tout prix à les faire tomber. Voilà pour la mise en bouche, les reste est à découvrir dans les salles.

La première partie est plutôt normale : présentation des personnages, élaboration et exécution du plan. C'est dans la seconde partie du film que tout part en cacahuètes! Leur merveilleux plan dégénère et ils ne sont plus du tout maître de la situation (mais l'ont-ils vraiment été). Appât du gain et bêtise les feront sombrer dans un florilège de grand n'importe quoi.

No Pain No Gain est avant tout une comédie, un peu grinçante si on ne perd pas de vue que l'histoire est vraie et que tous les personnages sont encore en vie à l'heure actuelle. Mark Wahlberg est efficace, fidèle à son jeu, rien à redire. J'ai particulièrement aimé l'interprétation de Dwayne Johnson en gros bras ex-taulard qui se tourne vers Dieu. Il est vraiment très amusant et presque touchant, mais n'a aucune volonté et se laisse embarquer dans une aventure dont il essaiera toujours de se détacher. On personnage c'est un peu la perle de No Pain No Gain.

Le film a une esthétique tout à fait sympa avec des couleurs chatoyantes made in Florida qui transporte dans les 90s, ainsi que des procédés peu courant et sympa; les ralentis , arrêts sur image et voix off de chaque personnages sur leurs pensées mettent un peu plus d'originalité au milieu de cette intrigue déjà si peu conventionnelle! La musique est très efficace également. Je ne me lasse pas de Gansta's Paradise de Coolio! Malgré des personnages hauts en bêtise, le film parvient à garder une relative intelligence toute loufoque. Un très bon mélange pour un film qui peut partir avec pas mal de préjugés.





mercredi 4 septembre 2013

Le dernier pub avant la fin du monde



Simon Pegg, Nick Frost et Edgar Wright à nouveau réunis : je fonce ! Sans rien lire à son sujet, pas même le synopsis; c'est dire ma foi et ma fan-attitude pour eux. Après les excellents Shaun of the Deadet Hot Fuzz, le trio britannique revient avec en VO The World's End. D'après une interview vue sur Allociné, il s'agirait du troisième volet que constitue la trilogie Shaun/Hot Fuzz/World's End. Une trilogie pas comme les autres puisque les films n'ont rien à voir à part être parodique et ancré dans la culture britannique avec un accent sur l'amitié. Ce qui est somme toute un bon programme.

Le 22 juin 1990, Gary King et ses quatre acolytes, Andy, Peter, Steven et Oliver s'organisent ce qui devait être la meilleure soirée de leur vie: le défi de la golden mile. La golden mile c'est un barathon au cœur de leur ville Newton Haven: un trajet réglementé où une pinte au moins doit être bue dans chacun des 12 pubs qui la compose. Malgré une motivation hors du commun et un excès de tout, ils n'atteignent pas The World's End, qui est l'ultime pub.
Vingt ans plus tard, Gary n'a qu'une idée en tête : reformer le groupe désuni depuis longtemps et venir à tout prix à bout de la golden mile. Andy, Peter, Steven et Oliver ont bien changés, ils mènent des vies « normales » de citadins de petite bourgeoisie contrairement à Gary qui n'a pas -du tout- évolué depuis le lycée, gardant style vestimentaire et ses habitudes. Le choc est détonnant, pathétique et même un peu touchant. La psychologie des personnages va se développer au fur et à mesure mêlant mélo et comédie dans un dosage parfait.
La soirée sera très mouvementée, les langues se délieront et les tensions laissées 20 ans au placard referont surface. Et puis il y aura aussi LA grosse surprise du film dont je ne parlerai pas mais qui change radicalement le ton du film, passant de comédie dramatique à un délire aussi bizarre que drôle et bienvenu. Malgré des longueurs vers la fin, Le dernier pub avant la fin du monde vaut largement le détour! Pardonnez mon enthousiasme, mais c'est tellement rafraîchissant de voir ce film au milieu des blockbusters qui se ressemblent tous et qui n'ont plus aucune saveur.

On ne sait jamais où Pegg et Wright (au scénario) vont nous embarquer et c'est à nouveau le cas avec The World's End qui ne se prend pas au sérieux mais qui livre de super dialogues, des personnages aboutis qui tiennent la route et une histoire originale dans le pur style Pegg et Wright. Faut adhérer à l'humour british et à l'ambiance british, c'est certain. Mention spéciale aux noms des pubs de la golden mile, magistralement authentiques! Les noms des pubs anglais ont tous le même style, il y a des dizaines de « King's Head » ou « Whole in the Wall » et j'en passe. Souvenirs, souvenirs. En bref, pour une comédie déjantée et très bien menée, rendez-vous à The World's End pour l'Happy 2-hours




La golden mile

dimanche 11 août 2013

R.I.P.D. Brigade Fantôme




Quand Men In Black rencontre Ghostbusters. La comparaison est faite à de multiples occasions et pour cause, tous les ingrédients qui ont fait la gloire de ces films se retrouvent dans R.I.P.D. Néanmoins il en souffre la comparaison sur grand écran, même si c'est l'adaptation d'un comic-book, que soit dit en passant je ne connais point. Il y a plus de MIB que de Ghostbustersdans RIPD : lesfantômes (“deados” / “crevures” en VF) quand ils n'ont pas leur forme humaines ressemblent à des cadavres en putréfaction version monstres qui ressemblent plus à certains aliens qu'à des corps transparents.

Ryan Reynolds joue Nick qui, fraîchement mort est intégré au RIPD, le Rest In Peace Department, pour échapper au Jugement. Pour épicer la chose, il devient le partenaire de Roy, un cow-boy du 19è, un maniaque de la gâchette qui ne mâche pas ses mots. Leur mission : intercepter des cadavres qui se baladent encore sur Terre. Très vite ils flairent une affaire et sont embarqués dans une histoire d'or qui touche Nick de près et qui bien entendu menace l'Humanité. Le duo peut déambuler au milieu des vivants mais bien sûr pas sous leur forme initiale! Ainsi Nick a l'allure d'un papi asiatique et Roy d'une sulfureuse blonde. Ce détail assez sympa et drôle est exploité régulièrement pendant le film. C'est un procédé calqué sur la très bonne série TV Dead Like Me où là aussi les fantômes-héros ont des avatars pour les vivants. Ou en tout cas le procédé est le même.

Jeff Bridges porte toute la gloire de cette comédie; dommage que Ryan Reynolds soit encore trop sérieux dans ce volet. Peut être un peu plus de fun dans un volet prochain. S'il vous plaît! Il est plus que nécessaire qu'un tel film ne se prenne pas trop au sérieux mais on ne rigole peut être pas encore assez. Mais si on aime les duos de héros mal assortis et se divertir sans être trop regardant, R.I.P.D. est bienvenu.

R.I.P.Dse veut une nouvelle franchise potentielle mais peine à s'imposer pour espérer aller plus loin. Bon il faut dire aussi que pour citer son exemple, MIB 2 n'a pas été au niveau du premier et le 3 a pu sauver la partie. Alors il y a de l'espoir!


mercredi 7 août 2013

Insaisissables




Jesse Eisenberg (Social Network), Woody Harrelson (Hunger Games), Dave Franco (Warm Bodies) et Isla Fisher (Confessions d'une accro au shopping) forment « The Four Horsemen » (les quatre cavaliers), un quatuor d'illusionnistes sortis de nulle part mais choisis et réunis par un mystérieux patron qui tire les ficelles. Ils éblouissent le public et rendent chèvre la police. C'est que dans leur spectacle, les quatre cavaliers braquent une banque en direct. Il n'en fallait pas moins pour lancer l'investigation menée par Mark Ruffalo et Mélanie Laurent, agents du FBI et d'Interpol. La French touch est dans la place ! Même José Garcia (oui,oui!) est là. Les américains le prendront pour un figurant, nous on profite de le voir aux côtés de grands noms du cinéma US. Morgan Freeman, dont le personnage est un ancien prestidigitateur qui a décidé de révéler au monde les secrets des tours, est intrigué par ce quatuor et devient le consultant du duo d'agents, expliquant après coup comment tout le monde se fait berner. Pour éviter les spoilers, la présentation s'arrêtera là mais sachez que bien des mystères seront lancés, bien des indices clairsemés pour notre plus grand plaisir. Insaisissables, c'est un peu la rencontre entre Le Prestige et Ocean's Eleven. Que demander de plus?!

Louis Leterrier, connu ces dernières années pour Le Choc des Titans, s'illustre ici dans un autre registre. Insaisissablesest un thriller au rythme est effréné de bout en bout. C'est un film spectaculaire où le spectateur est plongé au cœur d'une cette course contre la montre pour l'arrestation de ces illusionnistes braqueurs. Insaisissablesen met plein la vue, la mise en scène et l'esthétisme sont très bien: c'est beau à voir alors qu'on en profite. Il ne décevra pas par son rythme, son humour bien employé ou la verve de Jesse Eisenberg et Woody Harrelson ! Les écouter est un plaisir et je pense notamment aux scènes d'interrogatoires (je ne vous redirai jamais assez d'aller voir les films en VO!). Il n'y a pas réellement de personnage principal dans ce film, c'est le mystère, la foi en la magie qui prévaut. Ne pensez pas que le film se concentre sur the four horsemen, nous n'apprenons rien sur eux et ils disparaissent aussi vite qu'ils sont devenus célèbres. Ils ne sont que des pions au service du mystérieux patron.

Beaucoup de questions restent sans réponses, c'est un peu dommage même si ça va de pair avec le thème de la prestidigitation où tout doit rester un secret. N'empêche qu'on reste sur notre faim. Le fait est que les scénaristes se sont aussi embarqué dans la magie (plus traditionnelle, plus fantastique) avec « l'oeil », le cercle suprême des magiciens mais c'est très mal exploité. Le film m'enthousiasmait énormément, j'étais portée par le scénario et son rythme jusqu'au twist final (le retournement de situation, la révélation) et voilà je suis redescendu de mon nuage. Déçue par la fin, néanmoins je reste très emballée par le film et le recommande surtout pour le show qui en met plein la vue et une intrigue quand même bien ficelée et surtout très efficace.


P.S. : un personnage (plus que secondaire) s'appelle Marie-Claire. Ils ont bien choisi ;-)

lundi 7 mai 2012

Avengers Assemble





Le moins que l'on puisse dire c'est que Marvel sait comment accrocher son public et le faire trépigner d'impatience pendant quelques années grâce aux solos des protagonistes Iron Man, Thor ou Captain America. La libération est arrivée fin avril 2012.

Les Avengers, c'est l'alliance de héros (Marvel) qui n'ont rien en commun (ou presque). Tony Stark aka Iron Man, Bruce Banner aka The Hulk, Natasha Romanoff aka Black Widow, Thor aka Thor, Steve Rogers aka Captain America et plus tard Clint Barton aka Hawkeye. Sacré brochette. Régale garantie.

Loki, demi-frère de Thor, n'a toujours pas digéré d'avoir été vaincu par le grand blond et son marteau et décide de forger une alliance avec des trucs bleu-dégoûtant pour envahir la Terre. Cela grâce au Tesseract que SHIELD et Nick Fury (le patron) ont récupéré et tentent de tirer profit. Le Tesseract, c'est un cube bleu à l'énergie hyper puissante vu dans Thor et qui permet de voyager d'un monde l'autre.

Ce premier Avengers est un film de mise en place du groupe. On retrouve brièvement chacun des univers des héros, récupérés par SHIELD pour sauver le monde. Les décors sont grandioses, et les effets spéciaux spectaculaires. On additionne les dollars à chaque scène. Le seul bémol, c'est une ressemblance trop grande à Transformers 3 pour la destruction de Manhattan. Ça aurait limite pu être le même film et ça, c'est moins bien. Il faut du spectacle d'accord, mais jusqu'où ira-ton dans la surenchère? N'empêche sinon qu'on rigole toujours autant grâce à Tony Stark notamment (« Legolas » m'a littéralement achevée, pour les 5 minutes suivantes), mais pas seulement. L'humour est bel et bien là et c'est ce qui fait la force de cette franchise Marvel, outre des personnages efficaces, comme toujours.

Côté détails, en vrac. SHIELD, c'est un peu Star Trek au niveau des uniformes. Je suis heureuse de voir enfin un peu de cohérence face à un héros-archer (bah oui, ça se recharge pas par miracle non plus...chose bien trop souvent oubliée). Loki – Hulk : un combat de verts. Même Jarvis était là! J'aime Loki, mais pas son casque. Est-ce qu'on s'étonne encore de l'irréalisme technologique? Nooon. Est-ce qu'on en veut encore? Ouiiii.


mercredi 2 mai 2012

Lock Out





En 2079, les prisons sont dans l'espace et expérimentent des traitements différents de la criminalité. Tous les criminels les plus dangereux sont regroupés sur une station appelée MS1 (Maximum Security1) où ils sont rayonnés dans des capsules, et sous un état de stase. En gros ils sont congelés, numérotés et archivés dans des rayons. Lors d'une mission humanitaire pour évaluer les dangers sanitaires et psychologiques de cette méthode, tout dérape. No way. Un prisonnier arrive à se libérer, à libérer ses 500 congénères et à prendre en otage la fille du président, qui en fait faisait partie de la-dite équipe. « Surprise! » Étonnant, non?

Guy Pearce est en très grande forme, toute musculature débordante du t-shirt et humour grinçant à souhait, dans ce film d'action et de science-fiction sans grande surprise mais tout à fait plaisant. Si en fait, il y avait tout de même une surprise, c'est que je m'attendais à beaucoup moins bien! Même si l'histoire est simple, la force du film reste Snow, l'ex-agent campé par Pearce. Le moins bien? Parce qu'il en faut un peu. La scène d'ouverture, un peu longue, bien que nécessaire pour mettre en place la sous-intrigue; suivi d'une course poursuite cette fois inutile digne d'un jeu vidéo. J'en avais presque mal aux yeux tellement les images de synthèses étaient flagrantes.

Les réalisateurs sont irlandais paraît-il, maintenant je comprends le choix des deux mutins principaux, qui ont des accents irlandais géniaux à couper au couteau. J'espère que vous irez le voir en VOST pour mieux comprendre.

dimanche 29 avril 2012

Salmon Fishing in the Yemen




Décidément Ewan McGregor aime les poissons. Après Big Fish, voilà qu'on le retrouve dans une très belle aventure de saumons.

Salmon Fishing in the Yemen, c'est l'histoire d'un projet fou auquel personne ne croît à part son instigateur, le Sheikh Muhammed, milliardaire du Yémen. Il veut introduire la pêche au saumon au Yemen, ce qui est climatologiquement parlant impossible, mais théoriquement envisageable. Sa conseillère au Royaume-Uni, Harriet (Emily Blunt) s'efforcera de convaincre le Dr Alfred Jones (Ewan McGregor), spécialiste des poissons, de développer le projet. Il deviendra malgré lui consultant réticent pour ensuite adhérer complètement à la chose.

Cette aventure changera profondément les deux anglais qui s'investiront de plus en plus dans le projet. Le plus difficile sera pour Alfred d'avoir l'esprit ouvert et de croire en la foi du Sheikh. En d'autres termes, avoir la foi. C'est d'ailleurs le message et thème prépondérant de cette fable moderne.

Côté esthétique, les images sont simples. Côté écriture, les dialogues font mouches. C'est en d'autres termes une comédie britannique toute classique comme on en raffole. Mais au-delà de ça, Salmon Fishing in the Yemen ne peut que séduire par son honnêteté, par son humour, son charme indéniable ou par ses paysages anglais ou yéménites à faire rêver. Sans parler de l'accent de ce très cher Ewan!

Ce titre un peu absurde laisse la place à un film qui ne laisse pas de glace. Bien supérieur au téléfilm de l'après midi sur M6, Salmon Fishing ne fait pas dans le sentimentalisme guimauve, ni l'écologie activiste. C'est tout ce qu'il y a de meilleur dans une comédie intelligente. Encore un coup de cœur pour 2012.

Sortie française le 6 juin 2012 sous le titre Des saumons dans le désert.




vendredi 13 avril 2012

Bel Ami




Pour commencer je vous avoue tout de suite que je n'ai jamais lu ce roman de Maupassant, c'est pourquoi ces quelques lignes ne s'intéresseront pas à l'adaptation mais je parlerai du film comme d'une seule entité et sans comparaison.

1890, Paris. George Duroy, ancien soldat, peine à survivre dans la capitale. Pourtant sa chance tourne lorsqu'il rencontre un ancien frère d'armes, Forrestier. Au nom du bon vieux temps, Forrestier amène George dans son cercle d'amis et lui offre par la même l'opportunité de se faire un nom, une réputation, et de l'argent. Tout ce que George recherche. Mais la fortune ne viendra pas d'elle-même. C'est par la séduction que George va la créer. Grâce à Forrestier, il rencontre trois femmes déterminantes pour sa carrière et sa vie. Elles sont toutes mariées, mais ce n'est pas franchement une fatalité dans ce Paris frivole.

Robert Pattinson joue ici un homme avide, ambiguë et rongé par des démons intérieurs, parfois violent, souvent libertin. Malheureusement, il lui manque la profondeur et le charisme pour interpréter un tel personnage. Il incarne un séducteur au regard vide et au sourire pseudo angélique qui n'attire pas du tout. Il ne réussit pas à paraître crédible, surtout au milieu de trois actrices confirmées qui affirment leurs statuts.

Uma Thurman est correcte, pardonnez moi je n'arrive pas à être plus élogieuse tant le jeu de cette actrice me déplaît, et ce depuis bien des années. Un jeu un peu trop affecté, un visage trop rigide, je n'accroche pas. Christina Ricci quant à elle mêle sa silhouette fragile et son visage jeune à une tolérance et ténacité impressionnante pour sa Clotilde. Elle peut paraître fade, mais c'est de loin la femme la plus simple et agréable du film. La bonne surprise c'est Kristin Scott Thomas qui outre son stoïcisme général se transforme peu à peu en femme obsessionnelle et ridicule.

La réalisation de Bel Ami est je trouve trop molle, avec de effets inutiles, notamment pour la musique qui sera des fois lourde et trop hitchcockienne alors qu'aucun suspense n'est présent. Les tensions en crescendo sont certes là mais l'effet n'est pas réussi. Le film se veut trop sombre et tragique mais ne parvient pas à convaincre.

Sortie française le 27 juin. En attendant, voici la bande annonce :



mardi 3 avril 2012

Wrath of the Titans




 
Le Choc des Titans s'était terminé sur Persée heureux et en ménage, c'est pourquoi on peut se demander ce que les scénaristes peuvent bien nous concocter pour ce deuxième opus. Celui-ci d'ailleurs placé sous le signe du feu. Du feu par ci, du feu par là. On voit rouge et les titans sont en colère, sauf qu'il n'y en a qu'un, Kronos, papounet de Zeus, Poséidon et Hadès. Le premier a conclu un pacte avec le rebelle de service (toujours aussi rabat-joie celui-là) pour capturer Zeus et pouvoir a nouveau détruire l'humanité. Tout un programme!

On enchaîne les trahisons, les alliances et les preuves de bravitude (j'assume, je l'ai adoré). Les frères, les fils et les cousins jouent à je t'aime-moi non plus pendant 1h40, moins les combats, donc allez, 40 minutes. La franchise « titans », c'est une histoire de famille en fait.

Il doit y avoir en tout et pour tout 5 blagues dans le film. Enfin « blagues », jeu de mot ou pichenette verbale devrait-on plutôt dire. Mais elles sont drôles. C'est déjà ça parce que sinon ils ont tout pompé à Harry Potter et les escaliers de Poudlard pour le labyrinthe. Au passage, qui dit labyrinthe, dit Minotaure : dès que quelque chose y ressemble de près ou de loin, on a droit à un gros taureau, faudrait arrêter un jour. Passons ensuite à l'emprunt de 300 et son fameux cri spartiate pour le cri des soldats d'Andromède la guerrière. Ahouuu (disent-ils d'une voix virile).

Quelques personnages sortent du lot, merci à leur interprètes : Andromède (Rosamund Pike), Agénor (Toby Kebbell) et LA réussite de ce film Bill Nighy, parce que Bill Nighy est génial et qu'on ne peut que aimer son personnage d'Héphaïstos.

Des épreuves et des grosses bestioles dégoûtantes, rien de nouveau sous le soleil. On reprend le même schéma que le premier avec le mode « quête » mais en moins intéressant parce que cette fois nous connaissons tous les personnages ou presque, donc plus d'histoire, de mythologie à découvrir et plus (trop) de surprise. Il y a également des séquences qui ne servent absolument à rien, à part à dépenser des millions en effets spéciaux. Mais ça on s'en doutait, une part du public vient pour ça. Moi je viens pour les hommes musclés en jupettes. Disons que ça se regarde quoi.

Mirror Mirror






Mirror Mirror on the wall, who's the fairest of them all?

Voilà une année placée sous le signe des contes de fées et de Blanche Neige en particulier, après la brillante série Once Upon a Time et avant le surprenant et attendu (même si ce n'est que par moi) Snow White and the Huntsman, Mirror Mirror revisite aussi le célèbre conte. Et quand je dis revisiter, je ne pèse pas mes mots. Les nains sont des voleurs à échasses, Snow se la joue Robin des Bois et on se croirait dans un pays mi-Narnia sous le règne de la Reine Blanche, mi-Alice au Pays des Merveilles sous le le règne de la Reine Rouge. Une bonne dose d'auto-dérision parcourt ce film (du moins on l'espère) tant les caricatures sont légions. Faut dire on rigole pas mal.

Le film commence sur Julia Roberts (the evil queen) qui nous raconte son histoire/l'histoire de Snow White via ce procédé à la mode qu'est l'animation. Joli, mais inutile dans le sens où nous connaissons cette histoire en long, en large et en travers. Mais apparemment il reste une diagonale à explorer, celle présentée par Tarsem le réalisateur qui par ailleurs laisse des pistes ouvertes qui nous laissent sur notre faim.

Alors, Snow s'échappe du château le temps de réaliser que sa belle-mère est vraiment une (biip) avec le peuple et voilà que la jeune veut faire la révolution. Mais comment? Tiens, pourquoi ne pas se rabattre sur le Prince sexy (mais stupide; bin oui c'est le prince, on va lui demander autre chose que d'être beau) pour l'aider dans la bataille. Mais ça, c'est sans compter sur la banqueroute de la Reine qui veut le Prince et son argent. Quelle femme vénale.

Dans tout ça, il faut dire que les acteurs principaux s'en tirent plutôt bien. Julia Roberts est méchante à souhait, et la jeune Lily Collins frêle et forte comme il se doit. Les nains sont géniaux, surtout celui en manque d'amour et quant au prince...j'en rigole encore.

Parlons des décors. Grandeur pour la Reine, décadence pour le peuple. On est d'accord. Outre l'irréalisme de tout l'univers, le plus drôle reste la neige. On est en hiver, il fait (normalement) froid mais le prince en caleçon (d'époque) et pied nus (vous comprendrez) peut se faire une marche de 5 kilomètres « à l'aise » sans gelures. Chapeau. Ensuite les nains et Snow se font un barbec au grand air (comme tout le monde en hiver!) et pour rejoindre le podium observez la neige type poudreuse qui miraculeusement dans les mains se transforme en boule bien compacte. La magie du cinéma me direz-vous.

Déjà que le film s'apprécie à demi-mesure, le générique de fin nous achève. Sans vouloir vous faire peur, je vous conseille de ne pas rester si vous ne voulez pas avoir un grand choc. Le réalisateur nous délivre un clip de la chanson du film grâce auquel je suis toujours sous le choc. De l'électro-bollywoodien haut en couleur qui fait vraiment peur. Hého, c'est un conte de fées! Bref, c'était Mirror Mirror.


Sortie française le 11 avril sous le titre Blanche Neige (aucune originalité)

mardi 13 mars 2012

The Raven






Edgar Allan Poe est mort le 7 octobre 1849, la légende dit que les quelques jours qui ont précédés sa mort restent un mystère... d'où le film de James McTeigue qui imagine quels ont été ces derniers jours, à savoir œuvrer à démasquer un tueur en série qui s'inspire de ses histoires macabres pour commettre des atrocités et s'approcher de Poe, son idole.

Un début en dent de scie, qui oscille entre gore et mise en place du personnage de Poe et des meurtres. Le tout n'est pas très convaincant mais soit, attendons la suite. Sauf que à part utiliser l'univers de l'auteur américain, le film ne sort pas de l'ordinaire. On fait du neuf avec du vieux si on peut dire : prenez un auteur bien connu mais mystérieux, saupoudrez d'atmosphère victorienne bien glauque (oui, même dans le Baltimore du milieu 19è) avec un zeste de folie et voilà un thriller d'époque vaguement frais. Le thriller reste correct néanmoins, il n'est pas trop lent, on se laisse embarquer dans l'enquête et l'esthétique est plus qu'honorable.

John Cusack trop peu présent sur les écrans, ainsi que Luke Evans sont plutôt bien, même si on aurait aimé un petit quelque chose en plus. On peut rapprocher The Raven d'un From Hell qui était prometteur mais qui au final ne transcende pas. Pourtant il avait tout pour séduire. Le réalisateur ne lésine pas non plus sur le sang et les images parfois chocs qui lui ont valu un PG-15 ici en Angleterre.

Sortie française le 20 juin sous le titre L’Ombre du mal, et voici le trailer :

lundi 12 mars 2012

This Means War

LA CRITIQUE ÉCLAIR




Prenez deux agents secrets, deux belles gueules, qui se retrouvent à sortir avec la même fille. L'un est dragueur, et l'autre plutôt timide et le problème c'est qu'ils sont comme des frères, mais plus pour longtemps parce que leur devise sera « que le meilleur gagne ». 

La semi compétition prendra des allures de guerre ouverte entre nos deux compères. Merci au matériel haute technologie pour rendre la chose plus piquante. La belle Lauren aura un choix difficile à faire entre FDR le séducteur ou Tuck l'anglais timide (moi je choisis Tuck sans hésitation).

Mot d'ordre de ce divertissement : le second degré, du moins on l'espère ! La scène d'ouverture pour présenter nos deux gaillards est un sous Alias assez pathétique. On n'y croit pas une seconde, mais il fallait bien introduire le gros méchant allemand (à défaut d'un français). Bah oui un méchant, sinon c'est moins marrant d'avoir des agents secrets. Et il faut dire que cet aspect du film est quand même très ridicule. De l'accent à la façon dont Heinrich (of course) retrouve nos héros pour assouvir sa vengeance (normal!). 

Outre cela, le film est étonnamment drôle et on passe un bon moment si on ne cherche pas plus que ça car aussi bien l'intrigue que l'action ne volent pas bien haut. Pas non plus de performance haut niveau pour notre trio quoi que je trouve que Tom Hardy s'en sort plutôt pas mal.

Sortie en France le 21 mars sous le titre Target.