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samedi 5 octobre 2013

Les Aventures de Miss Alethea Darcy


La critique éclair



Ceci est la suite des Filles de Mr Darcy. Elizabeth Aston réussit pour la seconde fois son pari de faire (re)vivre l'univers de Jane Austen d'une façon toujours très discrète. Dans ce nouveau volet les personnages originaux d'Orgueil et Préjugés sont encore plus effacés pour laisser pleinement la place à ces nouveaux personnages.

Alethea, la cadette des filles Darcy est depuis peu mariée à Norris Napier. Sauf que le roman s'ouvre sur une fugue. Alethea s'enfuit du domicile conjugal avec Figgins son ancienne femme de chambre. Malheureuse, maltraitée par son mari, elle décide courageusement de fuir jusqu'en Italie pour rejoindre sa sœur Camilla. Deux femmes allant à l'étranger sans escorte : shocking! Pour régler ce point, elles seront habillées en hommes : shocking² si elles sont découvertes ! En parallèle, nous est présenté Titus Maningtree un homme au tempérament de feu qui lui part sur les traces d'un tableau perdu qui lui est cher. Disons que dès le deuxième chapitre on se doute fortement de ce qu'il adviendra de ces deux-là ! Les deux intrigues ne sont jamais très éloignées et Titus aura un rôle prépondérant dans les aventures d'Alethea. Mais arrêtons là avant que trop ne soit révélé.

Comme l'indique le titre, Alethea vivra bien des aventures, bien des rebondissements au cours de ce voyage via Paris, la Suisse pour rejoindre Venise où là encore tout ne sera pas aussi facile qu'elle l'avait espéré. La qualité du roman est là, à l'instar du premier volet. On ne s'ennuie pas une seconde. Définitivement un auteur à découvrir.

samedi 28 septembre 2013

Les Miller, une famille en herbe


La critique éclair




Surprise. C'est souvent quand on s'attend au pire d'une comédie qu'on est satisfait. Les Miller en est un bon exemple.

David Clarke est un dealer trentenaire qui en est toujours au même point depuis le lycée. Le jour où il doit régler une dette auprès de son fournisseur, celui-ci ne lui offre pas d'autre alternative que de faire passer de la drogue du Mexique aux États-Unis. Mission suicide. Mais David a la solution, recruter sa voisine strip-teaseuse Rose, le gamin paumé de l'immeuble Kenny et une gamine SDF Casey. Le but? Faire passer tout ce petit monde pour la famille typique américaine. En effet, la théorie de David c'est que personne n'ira se méfier d'une famille bien sous tout rapport lors de leur passage en camping-car à la frontière. 

Surprise au casting: Tomer Sisley en mafioso mexicain dont rien que l'accent fait rire.

En bonne comédie, rebondissements et gags se succéderont. Et de très bons qui plus est. Du début à la fin c'est une franche rigolade pas si débile que ça. Que dire de plus? Évidemment pour ces films l'essentiel n'est pas d'éblouir par les jeux de lumières ou les paysages mais c'est de nous embarquer dans une aventure drôle qui tient la route. Et pour Les Miller c'est plutôt bien joué.




lundi 12 mars 2012

This Means War

LA CRITIQUE ÉCLAIR




Prenez deux agents secrets, deux belles gueules, qui se retrouvent à sortir avec la même fille. L'un est dragueur, et l'autre plutôt timide et le problème c'est qu'ils sont comme des frères, mais plus pour longtemps parce que leur devise sera « que le meilleur gagne ». 

La semi compétition prendra des allures de guerre ouverte entre nos deux compères. Merci au matériel haute technologie pour rendre la chose plus piquante. La belle Lauren aura un choix difficile à faire entre FDR le séducteur ou Tuck l'anglais timide (moi je choisis Tuck sans hésitation).

Mot d'ordre de ce divertissement : le second degré, du moins on l'espère ! La scène d'ouverture pour présenter nos deux gaillards est un sous Alias assez pathétique. On n'y croit pas une seconde, mais il fallait bien introduire le gros méchant allemand (à défaut d'un français). Bah oui un méchant, sinon c'est moins marrant d'avoir des agents secrets. Et il faut dire que cet aspect du film est quand même très ridicule. De l'accent à la façon dont Heinrich (of course) retrouve nos héros pour assouvir sa vengeance (normal!). 

Outre cela, le film est étonnamment drôle et on passe un bon moment si on ne cherche pas plus que ça car aussi bien l'intrigue que l'action ne volent pas bien haut. Pas non plus de performance haut niveau pour notre trio quoi que je trouve que Tom Hardy s'en sort plutôt pas mal.

Sortie en France le 21 mars sous le titre Target.

lundi 5 mars 2012

Carnage




En quelques mots.

Un couple antagoniste (quoi que, mais aux styles différents) se rencontre après une altercation entre leurs fils. Le tout est relativement cordial et aurait pu le rester. Sauf que petit à petit le ton monte (Jodie Foster est super pointilleuse et revient sans arrêt sur le sujet de discorde) et monte, dans un crescendo subtil jusqu'à ce que l'entretien devienne des jouxtes verbales révélatrices. Les règlements de comptes volent et le spectateur se régale en savourant le popcorn tout en comptant les points.

« I believe in the god of carnage »

Polanski se fait un boulot facile avec une adaptation d'une pièce de théâtre. J'ai beaucoup aimé ce film sur la forme, par contre c'est sur le fond que j'ai des retenues. Les dialogues sont géniaux, les personnages névrosés comme on aime et les acteurs vraiment fantastiques. Jodie Foster bouillonne, Kate Winslet explose et Christoph Waltz est d'un cynisme parfait.

Le problème c'est qu'on a l'impression que Polanski a filmé la pièce de théâtre en temps réel. Faire la différence reste le challenge des adaptations théâtrales. Carnage, c'est un peu trop de théâtre et trop peu de cinéma. Style voulu? Très certainement. Ça reste un huis-clos tout de même.

dimanche 4 mars 2012

War Horse

Réaction à chaud.



Pas une grande réussite de Spielberg (mais est-il un si bon réalisateur que ça, sera toujours un grand débat pour moi) que ce War Horse au sentimentalisme exacerbé. Une histoire qui dès le départ veut vous faire pleurer toutes les larmes de votre corps grâce à une bande son redondante et trop marquée, des dialogues/commentaires sur le courage, la bravoure et j'en passe du héros, sans parler des trémolos forcés dans la voix en veux-tu en voilà. Tout ce qui fait recette. Au bout de 20 minutes j'ai déjà dépassé mon seuil de tolérance.

La musique est outrageusement inspirée de Docteur Quinn, femme médecin, au point de m'attendre à la voir débarquer d'une scène à l'autre à bord de son train. Quand la mélodie revient toutes les 10 minutes je vous laisse imaginer mon état de nervosité au bout des 2h26 de pellicule. John Williams, que vous est-il arrivé vous qui êtes un si grand bonhomme dans le milieu? Preuves à l'appui ci-dessous.

Pour nous sortir de grands acteurs il est fort mais pour faire dans l'original on repassera. Le film est bourré de clichés familiaux, encore pour nous tirer la larmichette. Ah mais je viens de comprendre, c'est une production Disney. On veut tuer le cheval mais non le gamin fait tout pour l'empêcher. Tout le village se ramène pour le narguer et le meilleur : la pluie, rien de tel pour augmenter le dramatisme d'une scène. Je pourrai continuer longtemps mais je risque de me faire des ennemis...

Ensuite la guerre vu par les chevaux, j'admets c'est horrible, appelons Brigitte Bardot et Eve Angeli ! 


Donc pour la musique. Clip 1 : Dr Quinn, les premières secondes suffisent pour vous faire une idée de la mélodie, ne vous torturez pas non plus j'en serai désolée. Clip 2 : BO de War Horse, là il faut attendre un peu plus (0:40).




















C'est moi ou je me suis fait un trip 90s toute seule ?

lundi 27 février 2012

W.E.

LA CRITIQUE ÉCLAIR


Second film de Madonna qui, à son âge, devrait arrêter la musique et rester sur le cinéma parce que je pense que ça lui réussit mieux.

W.E. S'intéresse à la sulfureuse relation du roi Edward VIII avec Mrs Wallis Simpson, divorcée. How shocking. En parallèle nous avons l'histoire 'moderne' de Wally, une jeune femme dont le mariage est loin d'être épanouissant. C'est pourquoi elle se réfugie dans l'histoire de Wallis et Edward, notamment grâce à des documentaires et une exposition à Sotheby's (salle d'enchères) où elle rencontre Evgeni, un gardien d'origine russe, qui est curieux d'en savoir plus sur cette femme littéralement fascinée par Wallis et Edward et qui passe ses journées à examiner les reliques du couple.

Dans les deux histoires, rien d'idyllique, W.E n'est pas un film léger, mais pourtant très prenant. Le film se concentre plus particulièrement sur Wallis, et prend le parti de raconter les événements de son point de vue. Outre une réalisation originale mais élégante, Madonna a soigné l'esthétique de son film grâce à la photo et aux costumes. De plus le quatuor principal est très efficace avec une mention spéciale à Abbie Cornish qui j'espère sera plus présente à l'écran à l'avenir. W.E, un vrai coup de cœur.

Pour finir, je ne dirai qu'une chose : Wallis/Edward ↔ Wally/Evgeni. Was it meant to be?

En attendant le 9 mai prochain en France, voilà la bande-annonce :

 

samedi 28 janvier 2012

50/50



LA CRITIQUE ÉCLAIR



Une chance sur deux de (sur)vivre. A la manière de Juno, 50/50 essaye et réussi à parler d'un sujet  très sérieux avec légèreté et respect. Une ressemble marquée par l'affiche française, très inspirée. Ce n'est pas parce que nous rions que nous nous moquons, ou que nous ne comprenons pas la gravité du cancer. Voilà le pari lancé, et remporté haut la main par Jonathan Levine et son équipe.

Adam (Joseph Gordon-Lewitt dont le talent est encore une fois prouvé) a 27 ans et doit gérer l'annonce de son cancer, tout comme doivent gérer sa mère, sa petite-amie et son meilleur ami et plus tard son psy, parce que tous seront avec lui mais à leurs manières. Son meilleur ami (Seth Rogen) aura un grand rôle à jouer pour le soutenir. Point de départ de l'auto-gestion de la maladie, il « ne boit pas, ne fume pas, et recycle » donc pourquoi lui?

Comment le cancer peut affecter nos relations aux autres et à nous-mêmes est une partie essentielle de ce film sans prétention, diablement efficace et au casting alléchant. Adam se refermera-t-il sur lui-même ou sera-t-il « cool » face à son cancer, comment ses amis et sa famille réagiront-ils; voilà les principales questions auxquelles le film répondra.

C'est quand un film nous renvoie un kaléidoscope d'émotions que nous pouvons dire qu'il est réussi. Résultat, ce film est très réussi. Procurez-vous le DVD si vous l'avez manqué en salles !

lundi 23 janvier 2012

Oh My God ! The lady has A Dangerous Method

LA CRITIQUE ÉCLAIR


Oh My God ! C'est la terriblement drôle histoire de l'homme qui inventa le premier vibromasseur anti « hystérie » la fameuse maladie féminine réponse à toute fièvre, baisse de morale ou grosse colère envers la gente masculine! Le remède selon le Dr Dalrymple? L'orgasme. Mais quand il a trop de clientes, et seulement deux mains, il saisit l'opportunité d'embaucher le jeune Mortimer, médecin idéaliste qui se révolte contre les pratiques dépassée de la médecine.

Mortimer va intégrer la famille Dalrymple, et rencontrer les filles de la maison : la simple et vertueuse Emily et la sauvage et pionnière Charlotte qui, contre l'avis paternel, aide les plus démunis de Londres.

Ce film soulève en filigrane les problèmes de l'ère victorienne, à savoir entre autres la condition des femmes, et l'évolution de la médecine et de l'hygiène, sans pour autant nous donner de bonnes doses de fou rires ! A voir sans hésiter. 



Luc Besson a relevé avec brio le défi de présenter l'histoire d'une femme assez hors du commun dont le combat politique continue encore aujourd'hui en Birmanie. La particularité du film tient dans le point de vue pris par Besson. Aung San Suu Kyi est en effet mariée à un Professeur anglais, Michael Aris. Comment l'isolement a-t-il affecté leur vie de famille est l'une des principale questions traitée ici.

Le film partage une émotion incroyable, tant pour ce couple que dans la ferveur et la détermination avec laquelle Aung San Suu Kyi s'est battue (à l'époque en tout cas, le combat continue toujours) pour établir une démocratie dans son pays. Besson ne déçoit pas, loin de là !




J'attendais impatiemment ce film dont la brochette d'acteurs que j'affectionne était particulièrement alléchante. Malheureusement le film n'était pas au niveau de mes espérances.

Le Dr Jung traite par la psychanalyse le désordre mental de Mlle Spielrein, qui deviendra bientôt sa maîtresse aux goûts masochistes prononcés. Jung deviendra également le grand ami du célèbre Freud. De là partira la bataille idéologique des débuts de la psychanalyse.

Je n'ai pas aimé le jeu de Keira Knightley, et encore moins son personnage trop lunatique, pas assez travaillé à mon goût. Michael Fassbender et Viggo Mortensen sont toujours impeccables, sans parler de Vincent Cassel. Mais cependant il manque quelque chose...

Malgré une esthétique indéniable, le film reste brouillon, les différentes étapes sont trop hachées et  sans véritablement de liens. Les scènes ne sont pas fluides comme on pourrait l'espérer. Nous sommes dans un conflit permanent, autant pour les idées soutenues qui sont les prémices de la psychanalyse que pour les émotions des personnages. Ce qui résulte que le spectateur lui aussi est dans un état dubitatif à la fin de la projection.

lundi 14 novembre 2011

The Help of Tintin is In Time


3 CRITIQUES ECLAIRS
3 jours, 3 films, 3 styles



Dans le sud des années 1960, dans le Mississipi, les noirs n'avaient pas encore de droits civiques. Les femmes étaient employées comme domestiques et nourrices, et n'avaient pas même le droit d'utiliser la salle de bain de la maison.

C'est dans cette ambiance ségrégationniste qu'une jeune journaliste du coin nommée Skeeter va entreprendre un grand projet : retranscrire le témoignage de ces femmes qui s'occupent des maisons et des enfants des blancs. Ce ne sera pas une chose aisée parce que cela reste un acte illégal. Aucun nom ne sera divulgué. De par le courage de Skeeter et surtout de Abileen et Minny va naître une profonde amitié, un lien entre deux mondes qui aux dires de certains ne devaient jamais se rencontrer.

The Help est un film très émouvant, filmé sans fioritures et simplement très efficace aussi bien dans les rires que dans les larmes. On est à la fois touché par ces mots, ces souvenirs et ces anecdotes dévoilées par Abileen et Minny, mais on rit également énormément. C'est que Minny a un sacré caractère, sans parler de l'adorable Celia. Le sujet n'est certes pas léger mais la bonne dose d'humour incorporée est une plus value exceptionnelle. Ce n'est pas la lutte contre le racisme et les enjeux civiques qui sont au premier plan mais simplement un témoignage haut en couleurs de la vie de ces femmes du sud des États-Unis. Vous ne serez pas déçus, encore un film à inclure dans le palmarès 2011.




Réalisé en motion capture (combinaison noire pour les acteurs munie de capteurs qui numérisent leurs mouvements et expressions), Tintin est à nouveau une perle de technologie qui peut faire regretter les vrais acteurs. Pourtant pour Tintin l'effet n'est peut être pas mauvais, c'est une BD après tout, et quand on voit les films des 60s, on se dit qu'une houppette passe mieux en animé qu'en réel. C'est tellement bien fait que des fois on dirait qu'ils ont incrusté de vraies images au milieu des animations. J'avais peur de cette nouvelle adaptation et finalement ce fut une bonne surprise.

Pas besoin de revenir sur l'histoire, elle est assez connue pour zapper cette partie. Outre un professeur Tournesol qui nous manque, tout l'esprit de Tintin est là. Dupont et Dupont sont toujours aussi idiots (interprétés par les toujours aussi géniaux Simon Pegg et Nick Frost), Milou toujours aussi rusé même si bien moins mignon que dans l'œuvre originale.

Mis à part deux scènes d'action à grand spectacles un tantinet trop surréalistes, toute la production est bien menée avec de bonnes idées et somme toute de bons dialogues. Certes, rien ne remplacera les dessins animés de notre enfance, mais Spielberg a fait une bonne tentative. A voir avec d'autres opus.




Dans le monde de Will Salas, les humains ont été modifiés pour qu'à leur 25è année ils gardent leur apparence et commencent à devoir « gagner du temps » pour vivre. Ce monde est gouverné par les minutes, les heures, les jours. Pour payer, les gens doivent donner des minutes de leur vie. Dans les ghettos les plus pauvres du pays, l'espérance de vie est courte.

Will Salas (Timberlake) voit sa mère mourir dans ses bras parce qu'elle n'avait plus assez de temps de vie. Cet événement est le déclencheur pour Will qui commencera à se rebeller. C'est également à ce moment qu'un riche héritier lui donne quelques siècles de vie. Celle de Will va changer, mais c'est sans compter sur la police du temps (les timekeepers) qui ne cesseront de le traquer pour ce legs inespéré. Sur sa route apparaîtra Sylvia Weis, une héritière, et à eux deux ils bouleverseront l'économie.

Les idées sont là, c'est indéniable, mais elles sont pauvrement mises en  œuvre dans ce film de bandits-justiciers futuristes. Alors d'accord il y a des thèmes « forts » comme le culte de la beauté, la loi du plus riche, l'injustice et bla bla bla mais ça sent le réchauffé. Les psychologies simplistes laissent un sentiment mitigé. Même si Justin Timberlake n'est pas si mauvais acteur, ce film de science-fiction reste sans saveur.

lundi 29 août 2011

La Reine et moi



Elisabeth II vit son pire cauchemar: l'opposition est maintenant au pouvoir. Menée par Jack Barker, elle éradique la monarchie, expulse la famille royale et prend possession de tous les biens de la couronne. L'ex-famille royale est délocalisée dans un quartier pauvre de Londres. Elle ne jouit de plus aucun droits, ni faveurs. How shocking! Certains s'en accommodent (Charles, Elisabeth), d'autres le vivent très mal (Philippe). Cependant la famille est chaleureusement accueillie par le voisinage qui s'empresse de les aider à s'adapter à leur nouveau mode de vie.

Le tout est un peu trop invraisemblable pour être efficace. Sue Townsend a eu une très bonne idée d'intrigue, à la fois drôle et qui fait réfléchir, mais sa mise en œuvre est tournée vers l'extrême, ce qui me laisse quand même dubitative. Des passages sont certes drôles mais pour moi la sauce ne prend pas. La fin plus que brutale me fait penser que ce livre est à l'image d'un rêve: on l'oublie vite.


jeudi 2 juin 2011

Priest

LA CRITIQUE ÉCLAIR




Encore un film de vampires, sauf que cette fois-ci au revoir les adolescents aux hormones en folies et bonjour les chasseurs dans un univers post-apocalyptico-westernien. Outre une tête d'affiche qui laisse rêver (Paul Betttany. Bon d'accord, Karl Urban aussi) ce film est un pot-pourri de personnages vampiriques. On aurait dit que la condition sine qua none du film était: avoir joué un vampire avant, comme Cam Gigandet de Twilight et Stephen Moyer de True Blood. Clins d'oeil sympa.

Ce n'est pas le film du siècle c'est évident, malgré les bonnes idées du comic de départ, dont l'image donnée de l'Église et de son endoctrinement. L'histoire ne manque pas d'intérêt mais elle est trop simpliste dans sa mise en œuvre. Certaines scènes sont longues, d'autres un peu ridicules et enfin certaines non abouties. Malgré cela Priest aura été un bon divertissement. Malheureusement ne connaissant pas l'œuvre de départ, je ne peux juger du niveau de cette adaptation. Rien que pour revoir Paul Bettany en action sur les écrans ça vaut le coup, et il a du style.

samedi 14 mai 2011

Deux villes, deux films

LA CRITIQUE ÉCLAIR




Par manque de temps, je vais vous présenter deux critiques en une. Les deux derniers films vu me tiennent à cœur, je ne voudrais pas passer à côté de leur présentation. L'avantage c'est qu'ils se recoupent, ça tombe bien. Chacun met en scène une ville particulière, ces deux films rendent hommage à Strasbourg pour le premier – Tous les soleils – et Paris pour le deuxième – Minuit à Paris, je suis sûre que vous ne vous en doutiez pas. Philippe Claudel a voulu rendre hommage à Strasbourg et Woody Allen à Paris. La preuve? Les longues scènes qui nous baladent au fil des rues, des places, des monuments (plus pour Paris, vous en conviendrez).

Tous les soleils – Strasbourg a des faux airs de Paris, ses habitants se baladent le long de l'Ill comme les parisiens le long de la Seine. Une certaine vision nous est donnée dans les films: les citadins qui attendent le weekend pour se retirer à la campagne ou passent leur soirées dans des caves à vins à déguster; ici, pareil. Ce film raconte l'histoire d'Alessandro, professeur en musicologie, père veuf, frère et lecteur dans un hôpital. Malgré une vie bien remplie, le vide laissé par la mort de sa femme ne se comble pas. Il va devoir gérer sa fille et sa crise d'adolescence, son frère anarchiste...travail, ami, répétitions...jusqu'à une rencontre qui va tout changer. C'est un petit bijou que Mr Claudel nous livre ici. C'est une comédie, dramatique on peut le dire, mais néanmoins rien ne tombe trop dans le sentimentalisme ou le tragique. On est triste avec eux, on rit avec eux. C'est un film dont on ressort ému. Comme à l'époque Little Miss Sunshine. Il y a peut être un monde entre les deux, mais l'émotion mêlée aux rires fonctionnait à merveille, tout comme pour Tous les soleils.


Minuit à Paris – Littéralement magique. En moins d'un an, Woody Allen sort son deuxième film, et il est de qualité. Gil (Owen Wilson) est un scénariste hollywoodien qui se lance dans l'écriture d'un roman. En vacances avec sa fiancée à Paris, il n'a de cesse d'exprimer son amour pour la ville et son rêve de s'y installer. Ils y rencontrent des amis, mais ennuyé par leur compagnie, trop superficielle et 'pédante', Gil profite de la ville seul, la nuit. Pour lui, l'âge d'or de Paris se situe dans les années 1920. Comme par magie, il sera conduit vers une époque de rêve où il va faire des rencontres qui changeront sa vie. De grands artistes (peut être même trop parfois), une source d'inspiration (Marion Cotillard), une chance de trouver sa voie, de retrouver un sens à sa vie. Pour l'anecdote, Carla Bruni (oui oui, mais sans Sarkozy) à un anglais à lire les sous-titres, et Gad Elmaleh à un rôle minuscule mais tordant. Woody Allen réalise un coup de maître, le film regorge de références littéraires et artistiques. Il a également reproduit les années 1920 et 1890 d'une façon exceptionnelle. On s'y croirait, comme dans un bon film d'époque. Entraînant comme un charleston.

mercredi 20 avril 2011

Philibert

LA CRITIQUE ÉCLAIR



Jouvenceau niais à la chevelure blonde et au corps sculpté sous de magnifiques collants colorés, Philibert (Jérémie Renier, parfait!) n'est pas à sa place dans une ferme d'artichauts. Et pour cause, à la mort de son «père», il apprend enfin la vérité. Il est en réalité Philibert Bérendourt de Saint-Avoise, quel nom suave typiquement 16è siècle version parodie de films de cape et d'épées.

Le jeune héros décide alors d'accomplir sa destinée, se venger de la mort de son vrai père en tuant le Bourguignon à la tache en forme de rose (Alexandre Astier, toujours aussi génial). En chemin, il rencontrera Martin (Manu Payet, qui affirme son capital comique) qui tantôt sera un brigand, tantôt son ami. Il ne faudrait pas oublier Inès (Elodie Navarre, vaillante et amoureuse), le belle qui fait tourner la tête de Philibert!

Le truc avec les parodies, c'est qu'il faut aimer le genre pour apprécier un tel film. Plus important encore, il faut aimer le style de départ. Philibert est au film de cap et d'épées, ce qu'Hubert Bonisseur de la Bath est au film d'espionnage : décalé, ridicule et terriblement désopilant. Il n'y a pas seulement de bon gags, il y a surtout que Sylvain Fusée, le réalisateur, a gardé des détails propres au genre, comme la fameuse course en accéléré. Un petit régal.

mercredi 16 mars 2011

Paul

LA CRITIQUE ECLAIR





Jamais deux sans trois, Simon Pegg et son acolyte Nick Frost confirment la règle, et confirment surtout leur génie huroristico-scénaristique. Après les zombies, après les films d'action, voilà que Pegg et Prost nous signent un scénario ufologiquement déjanté. 

Prenez deux trentenaires restés adolescents, des nerds fans de science-fiction, et anglais qui plus est. Ils vont passer leurs vacances de rêve au Comic-Con de Los Angeles pour ensuite visiter, dans le fameux camping car, tous les sites ufologiques (parce que « ovnilogiques » c'est moins bien) du sud des Etats-Unis. Le tout jusqu'à ce qu'ils rencontrent (assez rapidement) Paul, THE extra-terrestre de la planète, qui a fourni des renseignements au gouvernement, ainsi qu'à quelques réalisateurs (Steven?!) pendant 60 ans. Sauf que là, il en a marre, et veut rentrer chez lui. Du coup, il s'échappe, lance un « téléphone maison » et rencontre les deux nerds susmentionnés qui vont finalement l'aider à échapper au Big Boss (faut bien qu'elle l'embête voyons) tout en tombant sur la fille du film qui subira une fucking révélation.

D'accord, l'intrigue en elle-même ne paye pas de mine. C'est que, surtout, les dialogues sont juste génialissimes, Paul est juste hilarant,entre deux tripes, parce qu'il a un caractère atypique  et complètement hors normes. En plus, le film est bourré de références comme on les aime. En gros, si vous avez aimé un tant soit peu Men in Black, E.T et j'en passe, vous allez plus que vous régalez, et si non, eh bien...allez y quand même!

vendredi 15 octobre 2010

Despicable Me



All right, he is him, ugly and mean but Despicable Me is so much more in keeping with the subject. What a shame I did not see it in English. I must admit it is hard to explain why you like a word rather than another. “Despicable”...as if meanness were felt in the syllables. Anyway.
This animated comedy tells the story of Gru (aka Steve Carell in English and the over media-friendly Gad Elmaleh in French), a criminal mastermind helped by an army of tiny yellow things called minions and an old stone deaf scientific. Gru is not actually the greatest mean guy on the planet but rather the failed criminal being now too old for sensational jobs – and his banker. New villains flourishing on the market are in fact far more rising, such as the feeble Vector is. The very one who stole one of the great pyramids of Egypt. Yes, that's true. But beware, Gru is about to set his ultimate scheme going : stealing the moon. It is not that his plan is complicated but Vector will put a spoke in his wheels. One aspect of his brilliant projects consists of adopting three young girls who sell cookies. You will know why soon enough. Nothing is perfect and these girls will change his life in a radical way for his greatest pleasure and ours at the same time. Actually, two totally different kind of stories mingle. The characters are so cute, so moving, so funny. It is impossible you remain stony-faced. I am still confused about those minions..not that funny or cute. Again the media aroused much more expectations.
Even though we can say the film lacks originality and that there has been to much advertising for what it really is, there is no way you can deny its humour and tenderness. 



jeudi 30 septembre 2010

Trop loin pour toi (Going the Distance)



Erin (une Drew Barrymore qui fait bien de faire passer ses rôles au-delà de la trentaine) n'est à New-York que pour 6 semaines encore lorsqu'elle rencontre Garrett (un Justin Long toujours aussi mignon et benêt) et que leur histoire prend de plus en plus d'importance, ils sont bien, ils s'amusent. Mais elle doit rentrer chez elle. Mais le film ne s'arrête pas là, loin de là. Ils ne peuvent bien évidemment pas se résoudre à terminer leur histoire alors ils tentent une relation à distance. Let's the film begin.
Textos, chat, conversations vidéos ou encore téléphone, tout est bon à utiliser pour avoir l'illusion d'être ensemble en attendant une visite. Parce que oui, traverser les quatre « petits » fuseaux horaires qui divisent les États-Unis n'est pas une mince affaire financière. Craqueront-ils? Erin devra-t-elle abandonner son rêve d'être journaliste au profit de son couple ? Que fera Garrett pour préserver leur relation amoureuse ? Passons sur la bluette aux faux airs de téléfilm de l'après-midi. Trop loin pour toi traite avec légèreté de la fameuse relation à distance. « Tu me manques » et « je suis en chaleur », voilà ce qui résume l'état physique et mental de notre couple. Ça ne va pas loin en plus de montrer le niveau. Il faut noter aussi que le film ne fait pas dans la dentelle avec des dialogues crus voire vulgaires ou des scènes osées qui ne sont pas indispensables du tout. Où est l'utilité? Cependant, il y a de très bonnes surprises, non négligeables elles, dont des dialogues drôles qui font mouche et de bonnes références cinématographiques. Avis aux amateurs de Top Gun, Dirty Dancing et des Evadés, il y a une scène potentiellement mythique grâce au colocataire. Une intrigue classique pour un film qui ne restera pas dans les annales mais qui vous fera passer un bon moment tout de même. Ne vous méprenez pas c'est une comédie avant tout. Les bons sentiments, les drames relationnels passent au second plan.

dimanche 29 août 2010

The Expendables

LA CRITIQUE ÉCLAIR




Sylvester Stallone est un réalisateur prolifique quand il s'agit de s'attribuer le rôle titre et d'en faire une “petite” franchise, comme tels étaient le cas de Rocky, Rambo et maintenant de The Expendables. Autant l'avouer tout de suite, Rocky, Rambo et consorts ne m'intéressent pas. Néanmoins, le casting de The Expendables était très alléchant et le concept du film attractif. Ce n'est pas que j'aime les films testostéronés mais voir réunis certains des grands noms de l'action dans un film qui, à mon sens, sera bourré de second degré, est à ne pas manquer. Ils ne se prennent pas au sérieux et c'est la franche rigolade : boutades, références et auto-dérision s'allient au charisme musculaires de nos héros. N'imaginez pas que voilà LE grand film d'action. Il restera peut être dans les annales mais ce n'est pas par sa réalisation ou son scénario. On se moque presque de l'histoire ici. L'intérêt est de voir de l'auto-dérision, ainsi qu'un florilège de gros bras, de sang et d'explosions. Néanmoins, s'il n'y avait vraiment pas de second degré dans ce film, ça ferait peur autant pour le niveau du film que celui du réalisateur/scénariste.

Les dialogues ne brillent pas non plus par leur intelligence, mis à part peut être une scène sentimentalo-philosophique interprétée par Mickey Rourke et un discours «Cocktail»* par Jason Statham. Il faut dire aussi que la version française n'arrange rien, sauf à accentuer le second degré du film peut être. La caméra de Stallone est, malheureusement, trop nerveuse. Les plans en combat sont trop rapides et donnent un léger mal de tête. C'est dommage de ne pas mettre en avant les chorégraphies de combat, surtout celles de Jet Li, où les arts martiaux sont (légèrement) mis en avant. De plus, l'abondance de gros plans est, à force d'être usitée, étouffante pour les yeux et surtout pas esthétique. Sans parler du réalisme de certaines scènes, à commencer par le tatouage fait par Rourke! Il y a tout de même du positif : on rigole bien et LA scène du film avec ce bon vieil Arnold est un régal !


Au cas où vous vous demanderiez « Mais que peut bien signifier le titre? », une petite pause dictionnaire s'impose. Traduit, si vous penser de quelqu'un qu'il est « expendable », c'est qu'il ne vous est plus utile et que vous jugez pouvoir vous en débarrasser. (Collins Cobuild Dictionnary) Cela aurait pu être interprété comme un adieu au film d'action, mais avec le second volet en possible préparation, peut être pas...

* Sorti en 1988, Cocktail met en scène Tom Cruise en apprenti barman qui aime présenter publiquement ses productions poétiques spontanées.

vendredi 27 août 2010

Le Bruit des glaçons

LA CRITIQUE ÉCLAIR 

Comment vivre avec son cancer par Le Bruit des glaçons de Bertrand Blier.


C'est que la bande annonce était pour le moins alléchante. « Bonjour, je suis votre cancer » disait Albert Dupontel s'adressant à Jean Dujardin qui, un bac à glaçons dans une main, un verre de blanc dans l'autre, ne semble pas si décontenancé que ça. Comment résister à une intrigue si peu conventionnelle et à un duo d'acteurs millésimés? Véritable huis clos tragique digne d'une pièce de théâtre, Le Bruit des glaçons peut surprendre, voire même choquer. Ce n'est définitivement pas une comédie, même noire, mais un franc drame qui réunit un écrivain noyé dans l'alcool, sa gouvernante et leurs cancers.

Jean Dujardin endosse ici le rôle d'un homme sentimentalement meurtri qui n'a plus foi en rien mis à part sa bouteille de blanc. S'il a réussit dans l'écriture, il n'a pourtant plus goût à rien depuis que sa femme l'a quitté et vit maintenant reclus dans sa villa du sud de la France. Anne Alvaro joue la gouvernante, Louisa, avec une formidable retenue pour cette femme, secrètement amoureuse de son patron. Elle est la pierre qui fait que l'édifice ne chute pas, elle est le lien entre la « folie » de Charles et le monde extérieur, elle veille sur lui malgré ses propres tourments et notamment son cancer qui a refait surface incarnée par Myriam Boyer. Albert Dupontel est parfait dans le rôle du cancer : tantôt noir et professionnel, tantôt amical et curieux, c'est un personnage évidemment décalé qui reste toutefois dans son style, qui lui va si bien

Finalement, après les réflexions de Charles face à son cancer, le film prendra un tout autre air. Ce ne sera plus tant les discussions qui primeront mais des choix entre vie, mort, survie. Vont-ils s'abandonner à leurs cancers ou les combattre, et de ce fait trouver un nouveau sens à leurs vies qui se voyaient dans une impasse? Cela nous amène à plusieurs interrogation possibles sur le sens du film. Le cancer est il une punition, un ami, un moteur pour atteindre un fantasme? Et surement plus encore. Il n'existe qu'une façon de vous faire une idée.

jeudi 26 août 2010

Salt

LA CRITIQUE ÉCLAIR



Angelina Jolie se la joue agent secret menacée dans un film d'action/espionnage de haute voltige. Evelyn Salt est un agent de la CIA respectée et dévouée à son mari ainsi qu'à sa nation. Ou presque. On ne sait pas vraiment qui est Evelyn Salt. C'est que le doute plane sur la grande blonde – en parlant chiffon, c'est une couleur qui ne lui va pas - quand un russe débarque pour leur décrire une opération russe qui a toujours été relégué au rang de mythe et qu'il en profite pour les mettre en garde contre un attentat visant le président russe en visite officielle à New York. Le tout implique vous vous en doutez, Jolie alias Salt, un soit disant agent russe infiltré, dixit le russe. En quelques minutes c'est la panique à bord. Salt doit être interrogée mais alors qu'elle s'inquiète de la situation de son mari, elle va s'échapper à la Die Hard (doublé d'un esprit très MacGyver) de l'immeuble sécurisé. S'en suit la traditionnelle course poursuite spectaculaire - non, on y échappera jamais ! - et voilà le film bien lancé.

Evelyn Salt va nous surprendre, et encore, je n'en dis pas plus pour le suspense. Celui est plus ou moins maintenu jusqu'à la fin parsemé de rebondissement également plus ou moins attendus. Entre deux souvenirs de son mari et de son enfance, l'héroïne un peu torturée va joliment s'armer et faire voler en éclat plus d'un bâtiment. C'est ce qui fait la beauté des films d'action de nos jours. Il en faut toujours plus pour nous ébahir. Néanmoins on a vu pire en étalage de scènes d'action et de cascades difficilement réalistes mais tellement simples à exécuter pour notre héroïne aux faux-airs de Sidney Bristow. Du coup ça se laisse regarder. Il faut le reconnaître l'intrigue est tout de même intéressante même si je reste sceptique sur quelques parties du plan liées au « Jour X » celui-ci comploté par les russes pour détruire les États-Unis. La Guerre Froide est de retour, ça change du couple terrorisme - Moyen Orient. Je dis pourquoi pas, et pourquoi pas ce film même s'il ne restera pas gravé dans les esprits.


dimanche 15 août 2010

L'Apprenti Sorcier


LA CRITIQUE ÉCLAIR




Deux ans après le deuxième opus Benjamin Gates, le trio Disney-Bruckheimer-Turteltaub reprend du service. Disney et Bruckheimer sont une valeur sûre du divertissement familial, quelque soit le réalisateur. Nous l'avons remarqué aussi bien pour Pirates des Caraïbes (Gore Verbinski), Benjamin Gates (Turteltaub) ou Prince of Persia (Mike Newell) en mai dernier. La spécificité du duo de producteurs réside dans une intrigue à la fois simple mais séduisante, un humour qui fait mouche et quelques acteurs "valeurs sûres" eux aussi pour soutenir l'édifice. L'Apprenti Sorcier cultive les trois : les histoires de sorciers ont la cote, on rigole bien -et souvent- et on aime toujours autant Nicolas Cage et Alfred Molina, bien qu'ils ne nous livrent pas leurs meilleures performances! Certes toutes les scènes sont prévisibles, les bons sentiments pleuvent mais le film se laisse voir ; les effets spéciaux sont agréables à regarder, aussi.
Merlin et Morgane, magie blanche et magie noire, les bons et leurs ennemis : une intrigue manichéenne qui commence en 740 pour aboutir dans les années 2000 où, enfin, Nicolas "Balthazar" Cage -fidèle de Merlin- trouve le descendant magique de ce dernier qui aura assez de puissance pour vaincre enfin Morgane et son fidèle Horvath (Alfred Molina). Sauf que voilà le gamin est très peu sûr de lui, traumatisé par sa première rencontre avec le magicien et il est féru de physique. Comment le persuader que la magie existe bel et bien, et surtout qu'il est né pour ça? Celle-ci est expliqué par le biais de phénomènes physiques dûs à l'utilisation du cerveau tout entier. C'est un nouvel angle d'approche, c'est une bonne idée mine de rien. Les sorciers usent de "tours" plutôt sympa, par contre le jeunot, malgré sa grande puissance supposé, reste quelque peu routinier. Les adeptes de Disney apprécieront la scène fantasia-esque, les adeptes de Nolan apprécieront toute la référence à Tesla. C'est beau à voir mais la scène avec la petite blonde -eh oui, parce qu'il en faut une dans le collimateur du jeunot- est un peu ridiculo-sentimentale.

Que le film soit moyennement réussi ou réussi, le public a l'assurance de passer un moment agréable. Pour ce film-ci, tous les ingrédients sont là mais pourtant la sauce ne prend pas pour que la recette soit inoubliable.