jeudi 23 février 2017

[archives] Lectures de 2015

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Janvier
1. Jo Baker, Longbourn (fin)
2. Janet Evanovich, Six Appeal

Février
Belle de Jour, The Intimate Adventures of a London Call-Girl

Mars
Janet Evanovich, Septième Ciel

Avril
Mireille Calmel, Aliénor 1 : Le règne des lions

Mai - Juin
Mireille Calmel, Aliénor 2 : L'Alliance brisée

Juillet
Jasper Fforde, The Fouth Bear

Août
Frances Burney, Cecilia
Philippa Gregory, Changeling



[archives] Films de 2015

Cliquez sur le film pour accéder à sa fiche Allociné.

Janvier
1. Exodus : Gods and Kings de Ridley Scott (VO)
2. The Riot Club de Lone Scherfig (VO)
3. Comment tuer son boss 2 de Sean Anders (VO)
4. Une merveilleuse histoire du temps de James Marsh (VO)
5. Taken 3 de Olivier Megaton (VO)
6. Charlie Mortdecai de David Koepp (VO)

Février
7. Imitation Game de Morten Tyldum (VO)
8. Wild de Jean-Marc Vallée (VO)
9. Jupiter Ascending de Andy & Lana Wachowski (VO 3D)
10. Into the Woods de Rob Marshall (VO)
11. Kingsman (VO)
12. Les nouveaux héros

Mars
13. Birdman (VO)
14. Fifty Shades of Grey (VO)
15. Chappie (VO)
16. Still Alice (VO)
17. The Voices (VO)
18. Big Eyes (VO)
19. Divergente 2 (VO 3D)

Avril
20. Selma (VO)
21. Lost River de Ryan Gosling (VO)
22. En route!
23. Avengers : L'ère d'Ultron (VO)

Mai
24. Les jardins du roi d'Alan Rickman (VO)
25. Mad Max : Fury Road de George Miller (VO)

Juin
26. Le Monde de demain (VO)
27. Loin de la foule déchaînée (VO)
28. Jurassic World (VO 3D)
29. Spy (VO)

Juillet
30. Terminator : Genysis (VO 3D)
31. Vice-Versa
32. Love & Mercy (VO)
33. Ant-Man (VO 3D)
34. Les Profs 2
35. Magic Mike XXL (VO)
36. Pixels (VO 3D)

Août
37. La Femme au tableau (VO)
38. Les 4 Fantastiques (VO)
Pitch Perfect 2 (VO)
39. Absolutely Anything (VO)
40. Mission Impossible : 5  (VO)
41. La Rage au ventre  (VO)

Septembre
42. Hitman  (VO)
43. U.n.c.l.e  (VO)
44. Everest  (VO)

Octobre
45. Premonitions  (VO)
46. Le nouveau stagiaire  (VO)
47. Labyrinthe 2  (VO)
48. Seul sur Mars  (VO)

Novembre
49. Le dernier chasseur de sorcières  (VO)
50. Crimson Peak  (VO)
51. A vif!  (VO)
52. Spectre (VO)
53. Macbeth (VO)
54. Suffragettes (VO)
55. Hunger Games 3.2 (VO)
56.

Décembre
57.

jeudi 1 janvier 2015

[archives] Lectures de 2014

Janvier
1. Jon Spence, Becoming Jane Austen
2. Alison Arngrim, La petite garce dans la prairie

Février
3. Jennifer Becton, Charlotte Collins
4. Mary Stewart, Le Cycle de Merlin 1 : La grotte de cristal

Mars 
5. Mary Stewart, Le Cycle de Merlin 2 : La colline aux mille grottes
6. Mary Stewart, Le Cycle de Merlin 3 : Le dernier enchantement

Avril
7. Janet Evanovich, A la une, à la deux, à la proie
8. Carl Aderhold, Mort aux cons
9. Virginia Woolf, Mrs Dalloway

Mai

10. Marie-Aldine et Anne-Sophie Girard, La Femme parfaite est une connasse
11. Charlotte Brontë, Jane Eyre
12. Laurie Viera Rigler, Confessions d'une fan de Jane Austen

Juin
13. Elizabeth Fremantle, Queen's Gambit

Juillet
14. Gyles Brandreth, Oscar Wilde and the Vatican Murders
15. Cressida Cowell, Comment dresser son dragon

Août
16. Glen Duncan, The Last Werewolf
17. Janet Evanovich, Quatre ou double
18. Jasper Fforde, The Big Over Easy

Septembre
19. Neil Gaiman et Terry Pratchett, De bons présages
20. Stephanie Barron, Jane Austen et le prisonnier de Wool House

Octobre
21. Janet Evanovich, Cinq à sexe
22. Katherine Pancol, La valse lente des tortues

Novembre

Décembre
23. Jo Baker, Longbourn

[archives] Films de 2014

Janvier
1. Don Jon de Joseph Gordon-Levitt (VO)
2. La vie rêvée de Walter Mitty de Ben Stiller (VO)
3. The Spectacular Now de James Ponsoldt (VO)

Février
4. The Ryan Initiative de Kenneth Branagh (VO)
5. Robocop de José Padilha (VO)
6. Mr Peabody et Sherman : Les Voyages dans le temps de Rob Minkoff
7. Jack et la mécanique du cœur de Mathias Malzieu
8. American Bluff de David O. Russel (VO)
9. The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson (VO)

Mars
10. Le crocodile du Botswanga de Fabrice Eboué et Lionel Steketee
11. Dans l'ombre de Mary de John Lee Hancock (VO)
12. Un été à Osage County de John Wells (VO)
13. 300 : La naissance d'un empire de Noam Murro (VO)
14. Monuments Men de George Clooney (VO)

Avril
15. Captain America 2 : Le soldat de l'hiver de Anthony et Joe Russo (VO 3D)
16. Noé de Darren Aronosfky (VO)
17. Une Promesse de Patrice Leconte (VO) et la critique
18. Qu'est-ce qu'on a fait au Bon Dieu? de Philippe de Chauveron

Mai
19. Last Days of Summer de Jason Reitman (VO) et la critique
20. The Amazing Spider-Man 2 de Marc Webb (VO)
21. The Homesman de Tommy Lee Jones (VO) et la critique

Juin
22. Maléfique de Robert Stromberg (VO 3D)
23. X-Men : Days of Future Past de Bryan Singer (VO)
24. Edge of Tomorrow de Doug Liman (VO)
25. Jersey Boys de Clint Eastwood (VO)

Juillet
26. Transcendance de Wally Pfister (VO)
27. Dragons 2 de Chris Sanders et Dean DeBlois
28. Amour sur place ou à emporter de Amelle Chahbi
29. Albert à l'ouest de Seth MacFarlane (VO) et la critique

Août
30. New York Melody de John Carney (VO) et la critique
31. Dawn of the Planet of the Apes de Matt Reeves (VO)
32. Lucy de Luc Besson (VO)
33. Le rôle de ma vie de Zach Braff (VO)
34. Les Gardiens de la galaxie de James Gunn II (VO)

Septembre
35. Les recettes du bonheur de Lasse Hallström (VO)
36. Nos étoiles contraires de Josh Boone (VO)
37. Sin City : J'ai tué pour elle de Frank Miller et Robert Rodriguez (VO)

Octobre
38. Dracula Untold de Gary Shore (VF)
39. Get On Up de Tate Taylor (VO)
40. White Bird de Gregg Araki (VO)
41. Le Labyrinthe de Wes Ball (VO)
42. Le Juge de David Dobkin (VO)
43. La Légende de Manolo de Jorge R. Gutierrez (VF)
44. The Giver de Philip Noyce (VO)

Novembre
45. Magic in the Moonlight de Woody Allen (VO)
46. Gone Girl de David Fincher (VO)
47. Interstellar de Christopher Nolan (VO)
48. Hunger Games 3.1 de Francis Lawrence (VO)

Décembre
49. Puzzle de Paul Haggis (VO)
50. Astérix : Le domaine de dieux de Louis Clichy
51. Le Hobbit : La bataille des cinq armées de Peter Jackson (VO 3D)
52. Mr Turner de Mike Leigh (VO)
53. Whiplash de Damien Chazelle (VO)

jeudi 7 août 2014

Albert à l'ouest






Aperçu de l'histoire. Albert est un éleveur de moutons à part, complètement nul, qui s’interroge beaucoup sur son époque et fait remarquer tout au long du film ô combien il est facile de mourir à cette époque –d’où en VO : A Million Ways to Die in the West. Quand Albert se fait larguer par la belle Louise (Amanda Seyfried), son monde s’effondre. L’arrivée d’Anna (Charlize Theron) va l’aider à changer, et peut-être même à reconquérir la belle. Sauf qu’Anna est la femme du truand Clinch Leatherwood (référence à Clint Eastwood ?!) et qu'on sent les problèmes se pointer.

Délires assurés.

Seth MacFarlane s’est fait connaître grâce à son ourson parlant TED. A deux siècles d’écart, l’acteur-réalisateur-scénariste nous envoie en 1882, dans l’ouest américain pour une comédie/parodie subversive et complètement en accord avec l’univers du personnage MacFarlane.

Explications.
TED ne faisait pas dans la dentelle au niveau de l’humour gras et vulgaire. J’avais oublié ce détail jusqu’aux premières paroles du héros (joué par notre bon vieux Seth) de ce que je peux maintenant appeler « le style MacFarlane ». De quoi faire retomber l’enthousiasme provoqué par le générique qui nous met tout de suite dans l’ambiance Western. Personnellement l’humour bite-pipi-caca, très peu pour moi. Ça ne sert pas l'histoire, et soyons honnête ces blagues ne sont pas drôles du tout. 

Pourtant Albert à l’ouest aurait pu être simplement génial s'il y avait eu moins d'égarements obscènes et inutiles. Des références à gogo (Retour vers le futur, Mila Kunis, Django…), des caméos (Christopher Lloyd, Ewan McGregor, Ryan Reynolds, Jamie Foxx,…), autant de points très positifs qui mettent le film en valeur. Au final j’ai beaucoup aimé l’univers parodique, les références et donc ce style d'humour. Du côté du très bon aussi, il y a Neil Patrick Harris et son personnage de moustachu avec une scène de bal pourquoi pas legen-wait for it-dary. En fait tout le casting est très bon et les personnages hauts en couleurs. Alors au final on oublie assez vite les petits défauts cités plus haut. Enjoy.




mercredi 6 août 2014

New York Melody




New York Melody s’inscrit dans la lignée des feel-good movies tels que Little Miss Sunshine ou Juno . Il a été annoncé comme favori de l’été 2014 et martelé par les médias. Et pour cause. Un nouveau bol d’air frais ciné au milieu des blockbusters de l’été dont la musique folk ne peut que séduire. La BO, vite !!

Gretta quitte sa super star de boyfriend (Adam Levine de Maroon 5, bon choix), chante un soir dans un bar et se fait repérer par un producteur complètement largué qui veut la « signer » dans une scène d'ailleurs originale et qui transporte dans la musique et l’atmosphère du film. Elle se laisse finalement assez facilement séduire par le projet : elle a besoin de changement et lui de se ressaisir. Cette rencontre musicale va les remettre à flot.

L’idée du duo : faire un album dans la rue. Chaque chanson dans un lieu différent. Ce cadre urbain, cette aventure touchante et musicale fait du bien. Estampillé « comédie romantique »… par contre on repassera. Ce n’est pas Serendipity (Un Amour à New York avec Kate Beckinsale et John Cusack) non plus. Plutôt une comédie dramatique sur des personnes ayant le besoin de se retrouver et d’avancer – d’où le titre original : Begin Again. 

Donc pour résumer, que du positif : bonne musique, bon scénario, bonne réalisation, de bons acteurs, une bonne histoire. En bref un film qui vaut le détour par sa simplicité et son efficacité. Un coup de cœur.

samedi 31 mai 2014

The Homesman



Attention aux labels. Quand on voit l'affiche et l'époque de The Homesman, on se dit qu'un bon western classique nous attend. Or, il n'en est rien. Si ce film a l'aspect du western, que ceux qui recherchent seulement des cowboys, des indiens et des duels au revolver passent leur chemin. Dans un autre style on est également bien loin de La Petite maison dans la prairie. The Homesman est un drame bouleversant sur la solitude, la détresse et ses conséquences.

Dans un Nebraska glacial et désertique, Mary Bee Cuddy (Hillary Swank) est une pionnière, solitaire malgré elle, au caractère dur qui s'occupe seule de sa ferme. Prenant des responsabilités à la place des hommes de la ville, elle se dévoue pour mener une expédition en Iowa afin d' y ramener trois femmes de la région qui sont devenues folles. D'abord seule à accomplir cette tâche, elle tombe sur George Briggs (si c'est bien son nom après tout) : un vieillard égoïste et pragmatique qu'elle sauvera d'une pendaison imminente sous réserve qu'il l'accompagne jusqu'en Iowa. Ce qu'il fera. Bah oui, c'est le sujet du film quand même.

Le périple est entrecoupé de scènes montrant la folie de ces trois femmes. Pourtant où tout le monde parle de folie je vois plutôt du désespoir de ces femmes qui succombent à la dureté de l'ouest des pionniers. Une ne se remet pas de la perte de ses enfants malades, l'autre est maltraitée par son mari et la dernière perd pied face aux difficultés de la ferme. Ces images sont fortes, souvent violentes pour les plus sensibles.

Sous son aspect de femme forte, Cuddy dévoile sa propre folie, son propre désespoir. Elle inspire plutôt de la pitié et son destin ne laisse pas de glace. Briggs quant à lui représente la pierre angulaire de cette compagnie, bientôt indispensable à son équilibre. Lui aussi sera changé au contact de ces femmes puisque maintenant $300 l'obligent à rester auprès d'elles.


Tommy Lee Jones n'est pas à son premier essai derrière la caméra. A travers ses plans de paysages désertiques, ou de symétries et angles marqués au début du film, il insiste sur la dureté de l'époque, il renforce les thèmes du film et le caractère des personnages. Notamment les premières minutes pour l'introduction de Miss Cuddy qui marquent sa rigidité. Autant de procédés techniques qui peuvent passer inaperçus mais qui, malgré nous, influencent notre ressenti. Encensé à Cannes. J'approuve à 100%.

Pour répondre à certaines "critiques" vues sur le net, je répondrai que ces folles ne sont pas hors sujet : c'est simplement l'histoire. The Homesman ferait justement un très bon livre, la preuve c'en est un. Désolée qu'il n'y ait pas une bagarre toutes les 10 minutes ou des soldats voulant tuer des Indiens. Ce n'est pas parce qu'une histoire se déroule au far-west que c'est forcément un remake d'un John Wayne. 

vendredi 9 mai 2014

Last Days of Summer




Après les excellents Thank You For Smoking et Juno, Jason Reitman s’essaie à un nouveau style. Last Days of Summer  (Labor Day en VO…no comment…) est un drame aux allures de romance et de thriller - oui, tout ça à la fois – qui pour moi est une réelle réussite. J’annonce la couleur tout de suite : j’ai été emballée par ce film. Nul besoin de crier au génie pour apprécier une histoire qui est bien menée et très bien jouée (encore une fois Kate Winslet ne déçoit pas). Que demander de plus quand on se rend dans une salle obscure que simplement nous éloigner du quotidien et faire travailler nos émotions.

Le film commence par la voix de Tobey Maguire qui nous relate un épisode marquant de son adolescence. C’est donc d’une part du point de vue du garçon, Henry, que tout se passe. Le d’autre part viendra un peu plus loin. Henry vit seul avec et s’occupe de sa mère Adèle (Kate Winslet), devenue dépressive et qui ne sort pratiquement plus de chez elle.

Lors d’une rare sortie au supermarché, Henry tombe nez à nez avec Frank (Josh Brolin), un détenu, condamné pour meurtre, fraîchement évadé et blessé. Se sentant tout de même quelque peu sous la contrainte, Adèle et Henry le ramènent à leur domicile pour « se reposer avant de continuer son chemin ».

Là arrive la particularité de l’histoire : Frank n’est pas violent, il ne terrorise pas Adèle et son fils mais fait la cuisine, répare tout ce qu’il peut, comme si de rien n’était, sans rien demander. Les rôles sont comme inversés, le détenu vient en quelque sorte libérer Adèle de sa dépression et Henry de son rôle de soutien à sa mère. L’effet de surprise dissipé, cette attitude change complètement l’état d’esprit de la famille car Frank  endosse les figures de père et de mari. Où est l’embrouille ? Rien à l’horizon pour cette famille perdue qui cherche un nouveau souffle, excepté des flashbacks sur les causes de l’incarcération de Frank (voilà le d’autre part). C’est là que pour moi la tendance thriller s’est accentuée parce qu’on en apprend plus sur son caractère et j’attendais donc un gros twist qui chamboulerait l’harmonie mise en place et…vous verrez par vous-même ce qu’il en est.

L’atmosphère du film est tout de même tendue, la mère et le fils ont d’abord peur de ce qui va leur arriver. Ensuite, quand les liens se créent, cela évolue. Maintenant la crainte est qu’ils soient découverts par la police ou les voisins car les gros moyens sont déployés pour retrouver le fugitif. Tendue aussi car les gestes, les regards, les attentions dépassent les mots. Les sens se réveillent, et s’éveillent, sous la chaleur de ce weekend de fête nationale, mais à chaque fois sans vulgarité.


Je me rends compte comme il m’est difficile de parler de ce film dont l’ambiance peut paraître stéréotypée, voire ridicule pour certains parce que peut être peu réaliste, mais tellement envoûtant pour moi. Envoûtant peut être également de par le rythme qui est somme toute assez lent – chaleur accablante, tensions, volonté de se cramponner à l’instant présent par peur de la fin de ces moments de bien-être - mais sans longueurs. 

jeudi 1 mai 2014

Une Promesse



Patrice Leconte a une filmographie plutôt variée, passer des Bronzés(entre autres) à Une Promesse n'est pas une mince affaire. Un drame fanco-belge réalisé par un français, tourné en anglais avec des acteurs britanniques et dont l'histoire se situe en Allemagne, d'après la nouvelle « Le voyage dans le passé » de l'autrichien Stefan Zweig, il y a de quoi y perdre son latin.

Le trio de chic et choc de ce semi huis-clos se compose de l'immense Alan Rickman, de la douce Rebecca Hall et de Richard « Robb Stark » Madden. Ce dernier a abandonné la barbe pour ce rôle de jeune diplômé qui, en 1912, va intégrer l'entreprise de Herr Hoffmeister (Rickman) et faire tellement bonne impression qu'il va rapidement être promu secrétaire particulier du big boss et emménager chez lui. Outre l'ascension professionnelle, le jeunot va surtout pouvoir lorgner sur Frau Hoffmeister (Hall) de plus près, parce qu'il nous fait une petite fixette sur la madame. Puis voilà, le Herr s'en aperçoit à peu près mais ne dit rien et les voit se rapprocher, on se demande même s'il ne joue pas les aveugles. Mais bon, le jeune Zeitz (Madden) est envoyé sur ordre du chef au Mexique pour superviser une nouvelle usine (rien de nouveau, tout est dans la bande-annonce) et là, c'est le drame. La Frau fait alors la fameuse promesse : à son retour deux ans plus tard elle sera à lui. Sauf que la guerre éclate et le délai sera radicalement rallongé.

Les personnages évoluent dans les non-dits, les sentiments se voient mais ne sont pas dans la démonstration. Tout est dans la retenue. Mais décidez-vous! Le film est définitivement très lent ; la beauté des costumes et des décors, ainsi que le charisme de Rebecca Hall ne suffisent pas à faire oublier l'atmosphère à fleur de peau de l'histoire. Eh dire que Leconte était plus « optimiste » que Zweig..ça promet pour l'œuvre originale. Au final, que ceux qui cherchaient une romance enflammée passent leur chemin, les autres vous pouvez aller vous faire votre idée.

samedi 19 avril 2014

Morts aux cons




Racoleur à souhait, voilà un titre qui doit parler à tout le monde. Un secret inavouable partagé par, j’en suis certaine, une grande partie de la population. Mais qui passerait des mots à l’acte ?

Pour le narrateur, tout a commencé un soir où, agacé par le chat de la voisine, il le défenestre. Un peu radical dirons-nous. Il en résulte néanmoins un élan de solidarité, de convivialité entre les habitants de l’immeuble qui n’a jamais existé jusque-là. Il y voit une révélation et un projet germe dans son esprit : s’attaquer aux animaux domestiques du quartier pour recréer l’élan apparut dans son immeuble. Méthodique et appliqué, il prend grand intérêt à sa nouvelle mission. Sauf que petit à petit les cibles changent. Ce ne sont plus que les animaux qui sont visés mais les propriétaires. Puis il déménage, pour faire plaisir à sa femme, et continue son œuvre. Sa femme, d’ailleurs, ne remarque rien d’anormal dans le comportement de son époux.

Des animaux, il passe à leurs propriétaires, puis aux français lambda qu’il croise. Il y a le bricoleur « Patinex », le chauffard sur l’aire d’autoroute, un DRH, l’employé de la CAF,… La liste est longue (144 personnes quand même! Mais que fait la police?). Les accidents déguisés deviennent parfois des meurtres de sang-froid. Tout au long il s’interroge sur ses méfaits, veut absolument trouver le point commun de ses victimes. Grâce à son psy qui l’encourage (où va le monde), il trouve enfin : les cons ! Et à partir de là les meurtres s’enchaînent.

Le but du narrateur n’est pas d’exposer tous les détails macabres mais plutôt de partager ses réflexions, le tout dans un style humoristique, cynique qui fait passer la gravité de la chose en douceur. Ce qui plaît, c’est que le narrateur venge fictivement le lecteur qui s’est obligatoirement à un moment donné retrouvé dans la même situation. Pour ça disons lui merci !

On rigole, on s’indigne, on s’amuse de ce super-héros déjanté à la morale perturbée, jusqu’à un certain point. Pour moi les dernières pages sont trop longues, trop philosophico-n’importe quoi. Il part dans un délire qui devient longuet.

Vous me direz enfin Mais comment ne se fait-il pas prendre? Eh bien c’est une très bonne question qui, heureusement, trouve sa réponse à la fin. Parce que soyons franc, au bout de 140 et quelques meurtres, il y a de quoi se poser des questions sur l’efficacité policière! Mais là aussi le but du livre n’est pas  de montrer une enquête. Ce livre est un manifeste contre la connerie. 

vendredi 18 avril 2014

Le Cycle de Merlin




Le Cycle de Merlin de Mary Stewart se décline en trois volumes, assez conséquents, puisque la totalité avoisine les 1800 pages.
 

Volume 1 : La grotte de cristal
Volume 2 : La colline aux milles grottes
Volume 3 : Le dernier enchantement

Je vais parler du Cycle en lui-même, sans faire de distinctions entre les volumes puisqu’ils se suivent directement. Comme son nom le laisse deviner, ce Cycle se concentre bel et bien sur le personnage de Merlin, en s’inspirant toujours des légendes arthuriennes.

Ce récit est plus terre à terre, ne cherchant pas à émerveiller mais plutôt à faire valoir un point de vue peu développé dans d’autres œuvres. Mary Stewart s’est intéressée ici au côté historique de la légende de l’enchanteur. Le Cycle détaille ainsi les nombreuses guerres liées à l’existence de Merlin. Il y a tout d’abord la conquête de « l’Angleterre » par Ambrosius, ensuite les guerres menées par Uther, son frère et enfin celles menées par Arthur, le fils de ce dernier.

Mais que celui qui cherche la magie passe son chemin. Ici, point de baguette et d’incantations mais plutôt une attente de visions divines et beaucoup de chance. De même pour le mythe d’Arthur, des chevaliers etc…qui est quasi inexistant.

C’est bien de Merlin dont il est question.

Le Cycle commence tout simplement par l’enfance de Merlin, avec en prologue les circonstances de sa conception. Il n’est pas que magicien, il est surtout humain : il a un foyer, une mère et un père (quelque part). C’est durant son enfance qu’il découvre ses « pouvoirs » ou du moins ses prédispositions à être sensible à la Nature et aux visions du Dieu qui le guidera tout au long de sa vie. Il sera initié par un vieux magicien nommé Galapas pour ensuite suivre sa destinée. En fait, Merlin est décrit comme un pantin au service du Dieu qui lui dictera ses actions dans le but d’élever Arthur au rang de Roi Suprême.

Sa réputation de magicien tiendra surtout du bouche à oreille des superstitieux : lorsqu’ils voient de la magie, Merlin reste scientifique (pour l’édification de Stonehenge). Il est également fin stratège et maître des déguisements (pour la fameuse conception d’Arthur). Rien de magique là-dedans dit-il. Pourtant doucement le mythe s’installe et Merlin l’utilisera lors de ses déplacements « politiques » en sa faveur, pour le bien de l’idéal qu’il construit autour du règne d’Arthur.


Nul besoin de détailler les aventures de Merlin, l’essentiel est là (Uther, Arthur, Morgause, Excalibur…) pour ravir les passionnés des légendes arthuriennes. Il y a énormément de longueurs, mais pourtant les pages défilent et les livres se dévorent, parce que, mine de rien, il s’en passe des choses dans la vie de l’ermite. C’est ce paradoxe qui me fait aimer cette lecture sans pour autant la classer dans les must-read. 

vendredi 7 mars 2014

[archives] Films de 2013

Janvier
1. Les Mondes de Ralph de Rich Moore
2. Django Unchained de Quentin Tarantino (VO)

Février 
3. Lincoln de Steven Spielberg (VO)
4. Happiness Therapy de David O. Russell (VO)
5. Die Hard 5 de John Moore(VO)
6. Week-end Royal de Roger Michell (VO)

Mars
7. Le Monde Fantastique d'Oz de Sam Raimi (VO)
8. Warm Bodies de Jonathan Levine (VO)

Avril 
9. Effets Secondaires de Steven Soderbergg (VO)
10. Mariage à l'anglaise de Dan Mazer (VO)
11. Les Croods de Chris Sanders, Kirk De Micco
12. Quartet de Dustin Hoffman (VO)

Mai
13. Upside Down de Juan Solanas (VO)
14. Iron Man 3 de Shane Black (VO)
15. Epic: la bataille du royaume secret de Chris Wegde

Juin
16. After Earth de M. Night Shyamalan (VO)
17. Man of Steel de Zack Snyder (VO)
18. Star Trek Into Darkness de J.J.Abrams (VO) 

Juillet
19. Moi, moche et méchant 2 de Chris Renaud et Pierre Coffin  
20. The Bling Ring de Sofia Coppola (VO)
21. Joséphine de Agnes Obadia
22. World War Z de Marc Forster (VO)
23. Monstres Academy de Dan Scanlon
24. Wolverine: le combat de l'immortel de James Mangold (VO)

Août
25. Insaisissables de Louis Leterrier (VO) et la critique
26. R.I.P.D Brigade Fantôme de Robert Schwentke (VO)
27. Elysium de Neill Blomkamp (VO)
28. Kick-Ass 2 de Jeff Wadlow (VO)
29. Planes de Klay Hall

Septembre
30. Le dernier pub avant la fin du monde de Edgar Wright (VO) et la critique
31. RED 2 de Dean Parisot (VO)
32. No Pain No Gain de Michael Bay (VO) et la critique
33. We're the Millers de Rawson Marshall Thurber (VO) et la critique éclair
34. Ma vie avec Liberace de Steven Soderbergh (VO) et la critique

Octobre
35. Le Majordome de Lee Daniels (VO) et la critique
36. Machete Kills de Robert Rodriguez (VO)
37. Eyjafjallajökull de Alexandre Coffre
38. Turbo de David Soren
39. The Mortal Instruments de Harald Zwart

Novembre
40. Malavita de Luc Besson (VO)
41. Il était temps de Richard Curtis (VO)
42. Thor 2 : Le monde des ténèbres de Alan Taylor (VO)
43. La stratégie Ender de Gavin Hood (VO)
44. Blue Jasmine de Woody Allen (VO)

Décembre
45. Last Vegas de John Turteltaub (VO)
46. La Reine des Neiges de Chris Buck et Jennifer Lee
47. Le Hobbit : La désolation de Smaug de Peter Jackson (VO)

[archives] Lectures de 2013


Janvier
1. Alison Weir, The Six Wives of Henry VIII

Juillet
2. Stephanie Barron, Jane Austen à Canterbury
3. Gyles Brandreth, Oscar Wilde and the Nest of Vipers

Août
4. Katherine Pancol, Les Yeux jaunes des crocodiles
5. David Safier, Sacrée famille! 
6. Jon Fasman, La bibliothèque du géographe

Septembre
7. Elizabeth Aston, Les filles de Mr Darcy
8. Jacques de Langlade, La Reine Victoria
9. P.D. James, La mort s'invite à Pemberley
10. Mireille Calmel, Le lit d'Aliénor (volumes 1 et 2)

Octobre
11. Elizabeth Aston, Les Aventures de Miss Alethea Darcy 
12. Philippa Gregory, Wideacre

Novembre
13. Janet Evanovich, La Prime
14. Conrad et Ferri, Astérix chez les Pictes

Décembre
15. Stephanie Barron, Jane and the Stillroom Maid
16. Janet Evanovich, Jamais deux sans toi

jeudi 10 octobre 2013

Le Majordome




Biopic – Etats-Unis : je cours ! C'est en fait un biopic détourné car le protagoniste est (très largement et librement) inspiré de Eugene Allen qui a été majordome à la Maison Blanche pendant 34 ans.

Librement inspiré de faits réels, ce drame historique nous fait découvrir l'histoire des États-Unis sous un autre angle, celui d'un des majordomes de la Maison Blanche, au moment où la lutte contre la ségrégation au XXè siècle. Point de départ les champs de coton du sud d'où est originaire le héros, Cecil Gaines. Encore enfant, il sera formé par la propriétaire de la plantation à être un « nègre de maison », un rôle qui lui plaît. Parti tenté sa chance dans le nord, il rencontre un majordome qui lui apprendra le reste, et surtout ce qu'il faut pour un jour intégrer la « first house » du pays. C'est un coup de chance, pas une ambition, même si l'honneur que lui procure ce poste est indéniable.

Le Majordome retrace la lutte des noirs américains pour l'intégration via Cecil et son fils Louis, qui sera un fervent opposant à la ségrégation. Tandis que Louis sera au cœur de l'action, Cecil suivra de loin les actes de son fils qu'il désapprouve. Cecil est dévoué à la Maison Blanche peu importe le président et est opposé à son fils non sur le fond mais sur la forme de sa prise de position.

Documents historiques se mêlent à la fiction pour un témoignage encore plus poignant. L'émotion véhiculée par le film est sans conteste. La lutte idéologique s'opère à tous les niveaux : familial avec les tensions entre Cecil et son fils, professionnel ou national. On est au cœur des tensions, spectateurs privilégiés de chacune des parties qui ne veulent pas se comprendre (Cecil et son fils). L'originalité du film c'est d'assister à la lutte des afro-américains « de l'intérieur ».

Côté distribution, c'est le défilé des grands, Forest Whitacker en tête avec à ses côtés tant de noms célèbres et talentueux qu'il serait fastidieux et assez inutile de tous les citer. Oprah Winfrey tient un rôle conséquent comme Mme Gaines, c'est le choix que j'apprécie le moins dans la distribution. Atout marketing? Bien mieux que Lincoln, Le Majordome est à surveiller aux Oscars.

samedi 5 octobre 2013

Les Aventures de Miss Alethea Darcy


La critique éclair



Ceci est la suite des Filles de Mr Darcy. Elizabeth Aston réussit pour la seconde fois son pari de faire (re)vivre l'univers de Jane Austen d'une façon toujours très discrète. Dans ce nouveau volet les personnages originaux d'Orgueil et Préjugés sont encore plus effacés pour laisser pleinement la place à ces nouveaux personnages.

Alethea, la cadette des filles Darcy est depuis peu mariée à Norris Napier. Sauf que le roman s'ouvre sur une fugue. Alethea s'enfuit du domicile conjugal avec Figgins son ancienne femme de chambre. Malheureuse, maltraitée par son mari, elle décide courageusement de fuir jusqu'en Italie pour rejoindre sa sœur Camilla. Deux femmes allant à l'étranger sans escorte : shocking! Pour régler ce point, elles seront habillées en hommes : shocking² si elles sont découvertes ! En parallèle, nous est présenté Titus Maningtree un homme au tempérament de feu qui lui part sur les traces d'un tableau perdu qui lui est cher. Disons que dès le deuxième chapitre on se doute fortement de ce qu'il adviendra de ces deux-là ! Les deux intrigues ne sont jamais très éloignées et Titus aura un rôle prépondérant dans les aventures d'Alethea. Mais arrêtons là avant que trop ne soit révélé.

Comme l'indique le titre, Alethea vivra bien des aventures, bien des rebondissements au cours de ce voyage via Paris, la Suisse pour rejoindre Venise où là encore tout ne sera pas aussi facile qu'elle l'avait espéré. La qualité du roman est là, à l'instar du premier volet. On ne s'ennuie pas une seconde. Définitivement un auteur à découvrir.

jeudi 3 octobre 2013

Ma vie avec Liberace






Soderbergh est un réalisateur éclectique et prolifique. Il fait partie de ces réalisateurs talentueux qui peuvent s'essayer à plusieurs registres différents sans fausse note. Ma vie avec Liberace est le dernier exemple en date après Effets secondaires et Magic Mike. Soderberh a habillé sa caméra d'un filtre très 70s pour nous plonger dans les strass, les teintures dorés et les diamants.

Entrons maintenant dans le vif du sujet. Matt Damon est Scott Thornson, un jeunot que son compagnon d'un soir emmène voir Michael Douglas-Liberace, un pianiste-showman on ne peut plus excentrique à la vie comme à la scène. Après une première rencontre dans les loges, Liberace va rapidement séduire et s'approprier son nouveau « joujou ». Scott et lui vivront une histoire de cinq années, relatée par le film.

C'est Liberace qui décide de tout se transformant bien volontiers en banque sur patte il donne et donne et donne (sic) mais attention au revers de la médaille. Scott est comme prisonnier volontaire du pianiste. Ils ne se quittent pas et Scott devient un peu mascotte en accompagnant son compagnon sur scène par exemple, mais ne vivant pour rien d'autre que la star. Celui-ci ira même jusqu'à obliger Scott à subir de la chirurgie esthétique lourde pour lui ressembler afin d'affirmer une relation ambiguë d'amants/père-fils. Pourtant cette relation restera cachée aux yeux du public jusqu'à la fin. Liberace cacha (on ne sait trop comment) son homosexualité jusqu'à sa mort en 1987. Bientôt les excès auront raison de Scott et les vices de ce mode de vie seront bien ancrés dans son caractère.

Michael Douglas est parfait dans ce rôle de composition. Il porte le strass et la fourrure à merveille. Mention spéciale ensuite à Rob Lowe dans un second rôle. Il campe le chirurgien esthétique qui s'occupera de Liberace et Scott. Il est magistral. Je mets quiconque au défi de ne pas rire à chacune de ses apparitions avec ses traits tellement tirés que les expressions faciales deviennent inexistantes. Scott Bakula est assez drôle aussi version 70s après l'avoir connu pour son rôle dans la série Code Quantum.

Très enthousiaste pour ce film, je me régale du kitsch environnant. L'histoire en elle-même est très entraînante et prenante. Outre le possible voyeurisme du fait de la réalité du sujet, j'ai aimé me retrouver aux premières loges de cette relation vouée à l'autodestruction. Chaque élément est posé, on attend le grain qui fera s'effondrer l'édifice. Ma vie avec Liberace est un mi-biopic, mi-comédie dramatique qui peut ne pas plaire (cf. celui qui m'accompagnait) mais la qualité de ce dernier Soderbergh est indéniable.





samedi 28 septembre 2013

Les Miller, une famille en herbe


La critique éclair




Surprise. C'est souvent quand on s'attend au pire d'une comédie qu'on est satisfait. Les Miller en est un bon exemple.

David Clarke est un dealer trentenaire qui en est toujours au même point depuis le lycée. Le jour où il doit régler une dette auprès de son fournisseur, celui-ci ne lui offre pas d'autre alternative que de faire passer de la drogue du Mexique aux États-Unis. Mission suicide. Mais David a la solution, recruter sa voisine strip-teaseuse Rose, le gamin paumé de l'immeuble Kenny et une gamine SDF Casey. Le but? Faire passer tout ce petit monde pour la famille typique américaine. En effet, la théorie de David c'est que personne n'ira se méfier d'une famille bien sous tout rapport lors de leur passage en camping-car à la frontière. 

Surprise au casting: Tomer Sisley en mafioso mexicain dont rien que l'accent fait rire.

En bonne comédie, rebondissements et gags se succéderont. Et de très bons qui plus est. Du début à la fin c'est une franche rigolade pas si débile que ça. Que dire de plus? Évidemment pour ces films l'essentiel n'est pas d'éblouir par les jeux de lumières ou les paysages mais c'est de nous embarquer dans une aventure drôle qui tient la route. Et pour Les Miller c'est plutôt bien joué.




vendredi 20 septembre 2013

La mort s'invite à Pemberley




Après Jane Austen eu cœur de l'enquête, voilà Elizabeth et Darcy plongé au cœur d'un meurtre sur leur propriété! Les policiers ont bon train et ce n'est personne d'autre que la célèbre P.D James qui s'est maintenant lancé dans la janeite detective fiction!

L'épilogue résume l'intrigue d'Orgueil et Préjugés avec quelques mots sur les propres inventions de P.D. James pour sa suite. Ensuite le roman sera divisé en plusieurs parties comme « l'enquête » ou « Gracechurch Street » qui sont assez explicites sur leur contenu. En bref, la veille du traditionnel bal de Lady Anne, une voiture vient bouleverser la vie sur le domaine de Pemberley. Lydia Wickham, sœur cadette et turbulente d'Elizabeth, arrive à l'improviste, et bouleversée : son mari et Denny sont dans les bois et des coups de feu ont retentis. Ni une, ni deux, Darcy, le colonel Fitzwilliam et un nouveau venu nommé Alveston se précipitent à leur rencontre. Ils trouvent Denny mort et Wickham en état de choc, répétant que tout est de sa faute, qu'il a tué son ami. Ils sont ramenés à Pemberley. Bien que magistrat, Darcy ne peut s'occuper de cette affaire car impliqué et un autre magistrat est appelé. Ensuite il sera question de mettre au clair quelques mystères (pourquoi Denny est-il sorti de la voiture? Quel mobile pour Wickham? Etc etc..) et d'essayer que tout se termine pour le mieux.

Elle a osé. Oui, P.D. James a osé nous faire des cross-overs entre Orgueil et Préjugés, Persuasion et Emma! Je m'explique. Wickham aurait été employé chez un certain Sir Walter Elliot (avec mini résumé de Persuasion) et le bébé Bidwell (famille importante pour l'intrigue) sera envoyé chez une certaine Harriett Smith récemment mariée à Mr Martin (contextualisation des Knightleys au passage!). La première m'a fait sourire, la deuxième faisait un peu too much.

L'intrigue est plaisante, mais pas transcendante, sans vouloir trop en divulguer on se doute assez rapidement de qui est vraiment impliqué et on attend simplement les révélations. Il n'y a pas d'enquête à proprement parler, simplement un mini jugement à Lambton et un autre un peu plus long à Londres mais qui ne change pas grand chose. L'auteur passe beaucoup plus de temps à faire évoluer les personnages de Jane Austen à sa sauce. Le roman policier devient secondaire, presque accessoire. On attend plus de savoir quels secrets sont gardés et de voir évoluer les personnages de notre roman préféré. 

Ce n'est donc pas un policier à proprement parlé. Par comparaison, les enquêtes imaginées par Stephanie Barron sont beaucoup plus abouties et entrainantes. Dans le même style j'ai entendu parler de romans où Darcy mène l'enquête, à l'instar de Jane Austen chez Barron. Ce qui manque, c'est un personnage central avec un tant soit peu de voix narrative pour faire avancer l'enquête. Mais sans être de mauvaise foi, cela reste tout de même agréable à lire.

jeudi 19 septembre 2013

No Pain No Gain





Ces derniers temps Michael Bay nous avait habitué à des films bourrins type Transformers. Avec No Pain No Gain on reste dans le spectacle et le rythme soutenu mais c'est la comédie qui domine. Attention, film tiré d'une histoire vraie; d'où la polémique de traiter sur le ton de l'humour une histoire réel dont les protagonistes sont toujours en vie. Le détail passe inaperçu puisque beaucoup de films s'inspirent d'une histoire vraie. Le film se déroule et on l'oublie. Jusqu'au trois-quart du film où s'opère un arrêt sur image avec la légende « ceci est toujours une histoire vraie » et là on se dit ah ouais c'est vrai..ah quand même! Vous verrez par vous-même. Et forcément après avoir digéré le film on se précipite sur Google pour en savoir plus. Le magazine Première a publié un article qui trie le vrai du faux à cette adresse.

Daniel Lugo est un bodybuilder qui veut gravir l'échelle sociale et vivre le rêve américain façon belles nanas, maisons et voitures de luxe. Impatient et influencé par la philosophie « do-it » de Johnny Wu, ce « do-er » élabore un plan pour s'accaparer la fortune de Victor Pepe Kershaw, un de ses clients au SunGym, salle de sport où il travaille comme coach sportif. Le plan c'est de kidnapper Kershaw, le séquestrer et le torturer pendant un mois le temps qu'il se décide à signer un acte donnant toute sa fortune à Lugo. Pour ce faire, Danny va embarquer deux collègues dont leur musculature est inversement proportionnelle à leur capacité cérébrale. Bref, doués comme ils sont, rien ne se passera comme prévu et situations coquasses se succéderont. Mais le plan aboutira sauf que Kershaw reste en vie et cherche à tout prix à les faire tomber. Voilà pour la mise en bouche, les reste est à découvrir dans les salles.

La première partie est plutôt normale : présentation des personnages, élaboration et exécution du plan. C'est dans la seconde partie du film que tout part en cacahuètes! Leur merveilleux plan dégénère et ils ne sont plus du tout maître de la situation (mais l'ont-ils vraiment été). Appât du gain et bêtise les feront sombrer dans un florilège de grand n'importe quoi.

No Pain No Gain est avant tout une comédie, un peu grinçante si on ne perd pas de vue que l'histoire est vraie et que tous les personnages sont encore en vie à l'heure actuelle. Mark Wahlberg est efficace, fidèle à son jeu, rien à redire. J'ai particulièrement aimé l'interprétation de Dwayne Johnson en gros bras ex-taulard qui se tourne vers Dieu. Il est vraiment très amusant et presque touchant, mais n'a aucune volonté et se laisse embarquer dans une aventure dont il essaiera toujours de se détacher. On personnage c'est un peu la perle de No Pain No Gain.

Le film a une esthétique tout à fait sympa avec des couleurs chatoyantes made in Florida qui transporte dans les 90s, ainsi que des procédés peu courant et sympa; les ralentis , arrêts sur image et voix off de chaque personnages sur leurs pensées mettent un peu plus d'originalité au milieu de cette intrigue déjà si peu conventionnelle! La musique est très efficace également. Je ne me lasse pas de Gansta's Paradise de Coolio! Malgré des personnages hauts en bêtise, le film parvient à garder une relative intelligence toute loufoque. Un très bon mélange pour un film qui peut partir avec pas mal de préjugés.





dimanche 8 septembre 2013

Les Filles de Mr Darcy





 Depuis quelques années la France s'est laissée envahir par la vague ultra populaire Jane Austen, faisant sans cesse des adeptes. Au fur et à mesure les fans de la première heure se sont réjouis de voir enfin sortir en DVD les adaptations qui dataient de plus de 10 ans ! Le revers de la médaille (question de point de vue bien sûr) c'est l'overdose environnante. Dernier fait en date, les traductions et publications aux éditions Milady, collection « Pemberley » (autant racoler à fond) de suites à Orgueil et Préjugésdont Les filles de Mr Darcy (publication originale en 2003 tout de même), mais également Charlotte Collinsou Caroline Bingley. Les premiers traduits, il en existe bien entendu des dizaines d'autres en V.O. dont quelques-unes point encore toutes lues sur mon étagère spéciale Jane Austen.

J'ai donc lu Les filles de Mr Darcy. Roman d'initiation dans la plus pure tradition de la fin du 18è siècle, Elizabeth Aston se base certes sur certain personnages d'Orgueil et Préjugésmais heureusement pour elle on l'oublie assez vite pour se concentrer sur les aventures de ces jeunes filles de la campagne en pleine Saison à Londres ! Dans l'ordre Letitia, Camilla, Belle, Georgina et Alethea vont faire vivre un petit enfer à leurs oncles protecteurs de la ville, Mr et Mme Darcy étant en voyage à Constantinople. Ne pas convier les héros du roman original dans cette aventure éloigne le récit d'Auten et permet d'éviter trop de comparaisons ce qui m'a beaucoup plut. Petite réserve sur certains rebondissements qui ressemblent énormément à ceux d'Orgueil et Préjugés mais dans un sens il faut avouer que de nombreux romans à l'époque en avaient des similaires également, ce qui somme toute ne gâche pas la fête ! Elizabeth Aston réussit à livrer une intrigue qui tient la route et correspond que je le disais initialement aux codes de l'époque. Les personnages sont hauts en couleurs, drôles et attachants ; tout ce qu'une romance à de mieux à offrir à ses lecteurs.

Après avoir acheté sans conviction et fait mauvaises publicités de ces romans racoleurs publiés en masse j'avoue m'être trompée sur la qualité des Filles de Mr Darcy ! Oubliez la référence et tout ira pour le mieux.