vendredi 12 septembre 2008

Stage Beauty







Stage Beauty est sorti sur nos écrans en mars 2005. Réalisé par Richard Eyre (Chronique d'un scandale, 2007), le film se déroule sous le règne de Charles II, donc entre 1660 et 1685.

Dans la veine de Shakespeare in Love, Stage Beauty parle de théâtre, et notamment de l'introduction des femmes en tant qu'acteurs à part entière. Car oui, à l'époque, les hommes jouaient les femmes et les femmes étaient interdites de scène! Ce qui déstabilisera le héros de l'histoire, Edward Ned Kynaston la célèbre « femme » du théâtre londonien. Cependant cette décision royale, qui est d'interdire aux hommes de jouer des femmes, profite à la couturière de Kynaston, Maria qui rêve de monter sur scène.

Kynaston ne peut se résoudre à jouer des rôles d'hommes, de plus il n'y arrive pas. Il ne sait pas comment être un homme crédible. Maria de son côté n'arrive à jouer qu'en imitant Ned, son modèle. Le film se transformera également en quête de l'identité sexuelle de Kynaston qui oscille entre homosexualité et hétérosexualité, sans doute parce qu'il ne joue que des femmes.

D'autre part Maria et Ned s'aideront mutuellement. Elle l'aidera à savoir qui il est vraiment et lui, lui enseignera une façon plus naturelle de jouer. Tout ceci bien sûr après quelques péripéties que je ne dévoilerais pas, j'en ai déjà assez dit sur l'intrigue. Il faut de la surprise pardi!





Rien à redire sur la réalisation, les décors sont magnifiques, l'ambiance générale au niveau des couleurs, des costumes est en totale adéquation avec le sujet et l'époque. Peut être les robes sont elles caricaturales d'une certaines façon car les couleurs sont assez vive, mais peut être s'agit-il d'une référence au théâtre même pour les personnages en dehors de cet univers. Le tout est traité autant avec humour qu'avec sentiments quand il le faut, autant pour Ned que pour Maria qui connaissent tout deux les déboires des débuts d'une petite révolution théâtrale.

Malgré le fait d'avoir vu ce film maintes fois, je suis toujours autant triste pour ces deux personnages et ce qui leur arrive. Il fonctionne dans la mesure où il véhicule bien les émotions des personnages. Ensuite il y a une scène qui m'impressionne toujours autant et qui fait partie de mes préférées. A la fin du film, Ned et Maria jouent la fameuse scène finale d'Othello de Shakespeare, un leitmotiv du film. Par leurs interprétations ils arrivent à berner et à faire frissonner le public dans la salle mais aussi derrière l'écran, ce qui rend la scène très efficace. J'adore.



Est ce utile d'ajouter que je vous recommande ce film ?



dimanche 1 juin 2008

Sex and the City - le film




Mais avant de présenter le film, je ne peux commencer cet article sans mentionner le chemin parcouru jusqu’au ciné cité. C’est certain, nous avons vaincu le déluge pour voir ce film (heureusement qu’il ne se soit pas soldé par une déception). En ce beau 31 mai la météo ne fut point clémente envers nous. Vous souvenez vous des descentes des bûches dans les parcs d’attraction ? eh bien nous avons vécu la même chose mais bien a l’abris dans la voiture. Vive l’aquaplaning et la buée sur le pare-brise (on ne voyait rien rien rien) comme si la pluie battante ne suffisait pas ! Enfin nous sommes quand même arrivés à l’heure pour note rendez-vous avec une Sophie et son lapinou tout trempés.


Générique de début, sourire aux lèvres, ces quatre là m’ont manqués. Aie, bémol : pas la vraie musique de la série mais un mauvais remix…dommage, celle-ci fait peut être plus hollywoodien mais l’originale aurait été mieux.
Ensuite, un plus pour les non-fans qui ne connaîtrait pas la série, un petit résumé des intrigues précédentes ouvre le film. Plutôt original et plutôt bien fait d’ailleurs ce résumé retrace bien les moments importants pour ne pas (trop) perdre les néophytes.
Malgré une durée qui peut effrayer (2h30) on vit ce film comme les épisodes de la série. L’esprit est là, rien n’a changé, on retrouve les mêmes personnages. Le film s’inscrit bien dans la continuité de l’épisode final. Carrie est avec Big, Charlotte avec Harry, Miranda avec Steve et Samantha avec Smith. Petit bémol à nouveau qui m’a fait de la peine parce que j’aimais beaucoup leur couple, Stanford n’est plus avec Marcus. D’ailleurs on remarque à peine Stanford, il n’a pas autant d’importance sur le grand écran. Ce personnage est attachant je trouve, c’est dommage. J’utilise souvent ce mot...

Du côté de l’histoire, il y a principalement le mariage de Carrie et Big (ou John James Preston maintenant que nous connaissons enfin son nom en entier !) qui se solde bien sûr sur un « couac ». Eh oui on ne peut pas avoir une happy end au bout de 30 minutes! On suit donc l’après couac et les malheurs ou bonheurs des quatre amies, comme au bon vieux temps de la série. Aah que cela fait du bien, on irait presque jusqu’à verser des petites larmes de temps à autre.

Côté sexe…
J’avais lu des critiques qui faisaient état des nombreuses scènes de sexe qui devaient être plus nombreuses que dans la série. Eh bien j’ai été déçue si on peut dire. Rien de bien alarmant, il y en a autant qu’à la télé. Néanmoins elles sont peut être plus « impressionnantes » du fait du grand écran.

Côté mode…
On s’attendait à voir des tenues mais là aucune ne fait double apparition ! A chaque scène un ensemble différent. La séance photo avec les robes de mariées des couturiers m’a vraiment plu. Les photos étaient magnifiques sans parler de certaines robes. Puis petit retour aux sources pour Carrie qui se teint les cheveux en brun, couleur des débuts d'actrice pour Sarah Jessica Parker.



Cette suite directe aux intrigues de la série s’avère être un vrai régal pour les fans de la série. J’attendais avec impatience la sortie de ce film et heureusement personne n’a été déçu (du moins de notre petit groupe de quatre). Pour les autres eh bien je ne peux qu’espérer que cela leur a donné envie de voir ce qui s’est passé avant! Pari donc réussi pour Michael Patrick King, qui a également réalisé la série. Le succès de l’adaptation doit tenir au fait que ce soit la même équipe pour le film, tant mieux.

samedi 24 mai 2008

Indiana Jones et le royaume du crane de cristal



Quatrième opus de la saga Indiana Jones commencée en 1981 par les Aventuriers de l’Arche Perdue, suivi par Le Temple Maudit en 1984 et La Dernière Croisade en 1989.

On sent bien les dix-neuf années qui s’écoulent entre la sortie du troisième et du quatrième volume de la saga. « Papy Indy » nous revient en forme certes mais seulement grâce aux cascadeurs malheureusement. J’ai lu un jour alors que le film était en préparation que Harrison Ford avait réalisé lui-même certaines cascades. Je me demande bien lesquelles.

L’action se déroule donc en 1957, en pleine Guerre Froide opposant les Etats-Unis à la Russie. On se pose tout d’abord la question : mais où sommes nous ? On nous présente un Indy ancien agent double de la CIA, haute figure de la Seconde Guerre Mondiale. Euh… oui d’accord mais qu’en est-il de l’imminent professeur Henry Jones Jr, archéologue à la recherche du patrimoine de l’humanité ? Heureusement cet hors sujet cinématographique ne dure qu’un temps et on le retrouve vite dans son habitat naturel, à savoir l’université. Ouf.

Avec le visionnage des trois premiers opus juste avant celui-ci, il est de très dur de ne pas soutenir de comparaison entre l’ancien et le nouvel Indy. A mon avis on peut dissocier les deux. Plus d’action qu’auparavant, moins drôle (le duo Connery-Ford était quand même hilarant)

Coté nouveau personnage il y a Mutt. Fils d’Indiana d’après les rumeurs ? La présence de Marion (la Indiana Girl des Aventuriers de l’Arche Perdue) le confirme bien avant qu’elle l’avoue au papa.

Du point de vue de l’histoire, peu mieux faire, beaucoup mieux. Spielberg a un peu trop louché sur l’intrigue de Stargate... Eh oui malheureusement Steven nous sort des aliens de son sac et les mêle à la culture maya (dans Stargate, les aliens aussi, ou des entités supérieures dans tous les cas, avaient apporté la lumière sur des égyptiens d’un monde parallèle). Le mélange archéologie-aventure-science-fiction fait tache dans l’univers Indiana Jones. Par contre petit coup de gueule pour certains décors qui font trop décors de studio, c’est trop flagrant, notamment lorsque Mutt et Indiana se trouvent à Akator. Dommage.

To conclude, ah non pardon.

Donc ce quatrième Indiana est assez drôle malgré une histoire moyenne, les scènes d’action sont un peu tiré par les cheveux mais cela reste néanmoins un bon divertissement on aurait préféré un meilleur cru, il faudra s’en contenter. Cela reste dans l’esprit des anciens, mais il n’est pas grandiose. Re-dommage.

PS : Oubli de dernière minute. Une scène tellement hors sujet que je l'avais même oubliée. Toujours au début du film Indiana s'échappe et se retrouve dans une ville déserte qui va servir à quoi? à un essai nucléaire. On se croirait dans le prologue de La colline a des yeux...bien sûr il y reste piégé mis est sauvé parce qu'il se met dans un frigo.
On pourrait croire que je n'ai pas du tout aimé ce quatrièm volet mais bon.. tellement de choses qui auraient pu être meilleures.

jeudi 8 mai 2008

La Philosophie dans le boudoir

Donatien Alphonse François, Marquis de Sade,


Sade.


Pour paraphraser un peu, la philosophie dans le boudoir ou les instituteurs immoraux, dialogues destinées à l'éducation des jeunes Demoiselles. 1795.





Oeuvre abordée en cours, pièce adaptée cette saison au TNS, je me suis décidée à la lire. Pour résumer, nous avons trois libertains : Mme de Saint-Ange, son frère le Chevalier et Dolmancé unis en tant qu'instituteurs de la jeune et innocente Eugénie. Suivent alors les fameuses leçons d'initiations sexuelles et philosophiques. On rit, on est choqué et bien sûr on est impressionné par la rhétorque de Sade.


Il faut dire que la pièce nous a laissée une très bonne impression. mise en scène originale avec des jeux de rideaux parfaitement adaptés à l'ambiance de l'oeuvre et à son sujet. Tout est suggéré, rien n'est montré, ou presque. Les mots se substituent aux actes mais au fur et à mesure,sur scène les chairs se dévoilent, les scénettes sont plus explicites.
La rhétorique de Sade, à son meilleur niveau, réside en le discours "Français, encore un effort si vous voulez être républicains" où les mots et les idées s'enchaînent parfaitement. Bien que difficile à suivre quand on l'écoute sur scène on peut mieux l'apprécier lorsqu'on le lit.
Par rapport à l'oeuvre, le metteur en scène (en l'occurence une femme, Christine Letailleur) a ajouté une fonction supplémentaire aux personnages des valets. Ils ont en charge le déplacement des rideaux et créent une ambiance joviale en poussant les cris qui correspondent aux ébats de derrière le rideaux, parce que oui, tout se passe derrière un rideau blanc.


A l'image de la pièce, évidemment, le livre reste très drôle quoique plus cru et bien plus violent.


Ce fut également très dur de visualiser certaines scènes. Par hasard j'ai trouvée cette gravure qui servira d'exemple à ce qu'on peut trouver dans La Philosophie dans le boudoir





vendredi 7 mars 2008

Notes de la semaine

Titre quelque peu bizarre je l'avoue mais il m'est passé par la tête alors pourquoi pas !
Notes de la semaine pour dire que ça fait vraiment du bien de ne pas se tordre l'esprit avec des choses qui, de toute façon, ne font pas du bien. Petite note pour toi mon amour, toi à qui j'ai pensé toute la semaine, ça fait bien longtemps que je n'ai pas été comme ça je l'avoue... Je pense qu'un certaine conversation que j'ai eu m'a apaisé... Je pense plus à moi, à mon bonheur, je revois mes priorités, il était temps ! Petite crainte néanmoins : est ce que cela va durer ? En tout cas pour l'instant ça me plait, je t'ai à nouveau écrit, j'attends la tienne en retour, vais-je être exaucé cette fois ?

Je suis aussi allée au théâtre.
"Seule ?"
Non non ! Avec Guillaume bien sûr.
Enfin voilà pour parler de la "pièce" que nous sommes allés voir..que dire.. le titre : Tournant autour de Galilée. Elle nous a laissé perplexe, c'est le moins que l'on puisse dire. Je ne sais pas je ne dois pas avoir l'esprit assez ouvert au théâtre contemporain, ou je n'y comprends rien !
La scène s'ouvre sur une tirade de citrons, une nonne qui se déshabille et "vite un exorciste!" ah non, elle agonise.. "ah ok.."
Et ça ne fait que commencer.. un piano qui joue tout seul, des femmes qui dansent, des dialogues aussi inexistants qu'un semblant d'histoire, Bibi la truie qui se balade sur scène. La pauvre, si seulement Brigitte Bardot avait été là.
Au final on se demande où était Galilée. Toutefois sa petite arrivée à la fin constitua le seul côté positif de la pièce : un moment très drôle où Galilée observe Jupiter et ses étoiles.